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Une apicultrice sonne l’alerte en faveur de l’environnement

Une apicultrice sonne l’alerte en faveur de l’environnement - Claudia Collard : Actualités Environnement

L’apicultrice Tammy-Lyne Comtois Fortier tient à sensibiliser la population sur la fragilité de l’écosystème. (Photo Miel l’été doré)

Comme à chaque début avril, l’apicultrice Tammy-Lyne Comtois Fortier sort ses ruches du caveau aménagé en Montérégie pour les transporter un mois plus tard à Woburn. Hécatombe: 70% des abeilles ont perdu la vie. Sur 190 ruches, seulement 40 auront survécu. Créant un important gouffre financier pour l’entreprise Miel l’été doré. «On a eu un soutien incroyable», transmet sa propriétaire, qui garde malgré tout le sourire, souhaitant que cet événement malheureux serve à sensibiliser davantage la population sur les gestes simples à poser en faveur de l’environnement. À commencer par relever le «défi pissenlits».

Celle qui possède l’entreprise avec son père ne connait toujours pas la cause de cette catastrophe. «On attend des résultats d’autopsie et des analyses sont à venir», partage Tammy-Lyne, laissant entendre que des facteurs environnementaux sont sans doute en cause. Bactéries, pesticides ou changements climatiques? L’ensemble de ses réponses? Chose certaine, il s’agit d’un signal alarmant. Auquel elle invite les citoyens à réagir.

«Au mois de mai, on peut laisser ses pissenlits pousser. Le pissenlit, c’est la première fleur mellifère abondante. Tous les insectes pollinisateurs en ont besoin. Ensuite, l’abeille va être capable de vivre seule jusqu’à la verge d’or. Après le pissenlit, il y a le trèfle, très bon pour les pollinisateurs. Pourquoi ne pas semer du trèfle au lieu du gazon? Même juste laisser le gazon long, c’est une mine d’or pour tous les insectes. On a besoin de nos insectes», transmet l’apicultrice.

La protection des abeilles sauvages importe autant que celles domestiquées, fait-elle valoir. «Si mon abeille domestiquée meurt, combien d’abeilles solitaires meurent? On ne le sait pas, parce que l’humain n’est pas derrière. Si on a une hécatombe dans les abeilles, on a une hécatombe dans tout ce qui est pollinisateur.» 

Pour sa part, Tammy-Lyne Comtois Fortier attend elle aussi le beau temps… et les pissenlits. La disparition d’une grande partie de ses ruches représente une perte évaluée à 150 000$, incluant le miel qui ne sera pas produit et l’annulation des nombreux contrats de vente de nucléis, puisqu’elle est également productrice d’abeilles. «En plus, mon père et moi avions comme objectif de monter à 400 ruches cette année. On était prêts, c’était serré mais réalisable. Maintenant il n’y a plus moyen; ça va prendre deux à trois ans. C’est une situation extrême. Mais je ne suis pas la seule. C’est la même chose pour l’ensemble des apiculteurs du Québec et au Canada. Cette réalité va affecter la récolte des petits fruits, c’est certain. Et tant que les grosses chaleurs n’arrivent pas, la reine ne pond pas à son maximum et les colonies restent petites.»

Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, Tammy-Lyne a toutefois reçu beaucoup de soutien de la population via le parrainage de ruches. L’achat d’une ruche est ainsi possible à coût partagé avec l’organisme ou le citoyen «parrain», qui héberge temporairement la ruche, en plus de recevoir de nouvelles connaissances apicoles et quelques pots de miel.

«C’est atroce ce qui s’est passé mais ça me permet de faire de la sensibilisation. Il faut faire attention à nos abeilles. L’abeille est fragile, c’est la première touchée. Nous, en tant qu’humains, on ne le sent pas parce qu’on est gros et grands. Mais si l’abeille est touchée, c’est le premier signal d’alarme. Les oiseaux aussi commencent à être touchés. Il faut être conscient de cet avertissement. Il faut qu’on allume.» 

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