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Un diner hot-dog offert par le syndicat des travailleurs du Maxi

Un diner hot-dog offert par le syndicat des travailleurs du Maxi  - Claudia Collard : Actualités

Les travailleurs syndiqués du Maxi sont en grève depuis le 22 juillet.

Depuis le déclenchement de la grève au marché d’alimentation Maxi, les rumeurs vont bon train, allant de la réouverture imminente à la fermeture définitive. En réalité, il n’y a aucun développement jusqu’à maintenant, confirment Bernard Cournoyer, conseiller syndical à la CSD, et Jacinthe Dubois, présidente du syndicat des salariés du Maxi de Lac-Mégantic. Afin de donner l’heure juste et d’échanger avec la population sur les enjeux entourant le renouvellement de leur convention collective, les membres du syndicat invitent les citoyens à un dîner hot-dog, le lundi 5 septembre, de 11h à 13h, sur la ligne de piquetage, face au Carrefour Lac Mégantic.

L’événement, où hot-dogs et boissons gazeuses seront offerts gratuitement, sera une occasion de rappeler les raisons du rejet l’offre patronale, qui a conduit au déclenchement de la grève le 22 juillet dernier. À savoir des augmentations de salaires se situant entre 2% et 2,25%, en plus du retrait d’une prime de 80 cents l’heure, correspondant à un REER versé par l’employeur. On déplore aussi le fait que les travailleurs du Maxi de Lac-Mégantic, dont la grande majorité gagnent entre 14,48$ et 16,31$ de l’heure, ont un salaire entre 11% et 19% inférieur aux travailleurs des autres magasins Maxi.

«Il n’est pas normal qu’un salarié d’ici gagne moins pour faire exactement le même travail uniquement parce qu’il travaille à Lac-Mégantic!», fustige Bernard Cournoyer. «Loblaw dit que ça coûte moins cher vivre ici et ne veut pas tenir compte de l’inflation. Pendant ce temps, le Metro de Lac-Mégantic offre 3$ l’heure de plus à ses employés pour compenser le surplus de travail. Je suis contente que les propriétaires du Metro soient capables d’apprécier leurs employés. C’est ça que Loblaw devrait faire… Comment les petits salariés de Maxi, à 80% des femmes, peuvent arriver avec des salaires de misère pendant que les hauts dirigeants de Loblaw ont des bonus faramineux? C’est scandaleux!», ajoute Jacinthe Dubois.

Un comité de relocalisation de la main-d’œuvre a été mis en place par le syndicat et, jusqu’à présent, environ une trentaine sur un peu plus de 60 salariés ont déniché un emploi… notamment au Metro Plus de la rue Papineau. M. Cournoyer ajoute qu’au Maxi, environ la moitié des travailleurs sont à temps partiel, de sorte que leur revenu est plus élevé avec leur allocation de grève que lorsqu’ils sont à l’emploi. Et comme ceux occupant un autre emploi viennent quand même sur la ligne de piquetage, la hausse de leur revenu est encore plus grande.

Si les grévistes ont encore les reins suffisamment solides pour continuer de tenir le fort, ils n’en sont pas moins sensibles à la réalité économique. «Il y a un enjeu de société ici. Il y a une partie de la population qui n’a pas les moyens de s’approvisionner au Metro. Loblaw a une responsabilité sociale, non seulement à l’endroit des travailleurs mais aussi envers les personnes les plus démunies», considère Bernard Cournoyer, laissant entendre que le diner hot-dog du 5 septembre est aussi un geste de solidarité envers la population, qui a maintes fois signifié son appui aux travailleurs présents sur la ligne de piquetage.

Silence radio chez Loblaw
L’offre de Loblaw a été rejetée à 95% par le Syndicat des salariés de marchés d’alimentation de la MRC du Granit (CSD) du Maxi de Lac-Mégantic, en assemblée générale le 21 juillet. «Avant le déclenchement de la grève (le 22 juillet) on a contacté l’employeur, qui nous a répondu que c’est la meilleure offre qu’il pouvait faire dans les circonstances. Lorsqu’on a demandé de quelles circonstances il s’agissait, on n’a pas eu de réponse et on n’a aucune nouvelle depuis», communique M. Cournoyer. Contactée par l’Écho, la partie patronale a signalé qu’elle n’accorderait aucune entrevue sur le sujet. «Nous espérons que les deux parties en viendront à une entente mutuellement satisfaisante dans un avenir rapproché, et que nous pourrons bientôt à nouveau servir la clientèle. Nous ne pouvons formuler aucun autre commentaire à ce point-ci, ne voulant pas négocier sur la place publique», a transmis par courriel Johanne Héroux, directrice principale, Affaires corporatives et communications chez Loblaw.

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