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Bois de sciage sapin-épinette: vers une mise en marché collective

Bois de sciage sapin-épinette: vers une mise en marché collective - Claudia Collard : Actualités

Les délégués du SPFSQ devraient se prononcer en faveur d’une mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette le 10 novembre.

Le 10 novembre en assemblée générale extraordinaire, les 84 producteurs délégués par les assemblées de secteur du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec (SPFSQ) se prononceront sur la nouvelle proposition réglementaire visant à instaurer la mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette. «Ce qu’on veut, c’est donner un rapport de force aux producteurs», communique André Roy.

Le président du SPFSQ explique qu’avec une telle modification au règlement du plan conjoint, «tous les volumes de produits de sciage sapin-épinette vont devoir être négociés, faire l’objet d’une entente entre l’industrie et le Syndicat. De sorte que, pour un produit d’égale qualité, tous les producteurs auraient le même prix.»

À l’heure actuelle, chaque producteur doit négocier ses conditions de mise en marché par l’industrie. Or, les quelque 2500 qui sont en production annuellement font affaire avec une poignée d’industriels. «Le problème, c’est qu’il y a beaucoup moins de concurrence dans le marché qu’il y en avait il y a 25 ou 30 ans. Maintenant, les usines sont plus grosses, plus concentrées. Donc, le pouvoir de négociation de chaque producteur est dilué. Dans le Sud du Québec quatre industriels achètent 90% de notre production», informe M. Roy.

L’issue du vote du 10 novembre a toutes les chances d’être favorable à la modification règlementaire. Un sondage mené auprès des producteurs forestiers de la région, par la firme spécialisée AGÉCO, a révélé que 85% d’entre eux sont favorables à une négociation collective du prix du bois de sciage de sapin-épinette sous l’égide du Syndicat.

«On s’attend à une très forte majorité. Ensuite, on va acheminer le projet de modification à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, qui doit l’entériner. En même temps, on va inviter les industriels à la négociation. Je pense que l’industrie va avoir tout intérêt à négocier les conditions de mise en marché», fait valoir le président du SPFSQ, spécifiant qu’un comité de négociation, formé de cinq membres, sera chargé de négocier les conditions de mise en marché pour l’ensemble des producteurs.

André Roy rappelle que, bien que le prix du bois ait atteint des sommets durant la pandémie, la facture refilée au consommateur ne s’est pas reflétée sur les revenus des producteurs forestiers. «Disons que, depuis l’hiver passé, la situation a commencé à se corriger mais on n’est pas encore arrivés où on veut. Pendant la pandémie, les producteurs étaient scandalisés par le prix qu’ils recevaient pour leur bois. Certains m’ont dit qu’ils ne feraient plus de bois dans ces conditions. Je pense qu’un certain nombre d’entre eux attendent qu’on améliore leurs conditions avant de produire à nouveau. C’est ce qu’on va faire valoir à l’assemblée générale.»

Pour André Roy, la mise en marché collective comporte de nombreux avantages. «Par exemple, en 2002, la Fédération des producteurs acéricoles avait un projet de mise en marché collective pour le sirop d’érable. Il y a eu une opposition systématique de l’industrie. Mais la Régie a entériné le projet et depuis ce temps, la production a triplé, les conditions sont stables, les producteurs investissent et sont heureux de leurs conditions de mise en marché», fait-il valoir.

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