Pour la valorisation du travail invisible

Pour la valorisation du travail invisible  - Claudia Collard : Actualités Société
Une centaine de personnes ont pris part à la marche pour la reconnaissance du travail invisible, le 4 avril.
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Une centaine de personnes ont pris part à la marche pour la reconnaissance du travail invisible, le 4 avril.
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Marjolaine Laroque, présidente de l'Aféas régionale de l’Estrie
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Denise Martel, vice-présidente de l’Aféas de Woburn.

Une centaine de personnes, majoritairement des femmes, ont répondu à l’invitation de l’Afeas le 4 avril, occasion de messages puissants et d’une marche pour la reconnaissance du travail invisible au centre-ville de Lac-Mégantic.


Que ce soit sur le plan personnel, professionnel, social ou économique, les tâches non rémunérées qui constituent le travail invisible, en grande majorité accomplies par des femmes, «permettent à de nombreuses organisations ou institutions de minimiser leurs coûts tout en poursuivant leur mission. Pensons aux soins à la famille, aux proches aidants, au bénévolat, aux stages non rémunérés...», partage Marjolaine Laroque, présidente de l’Afeas régionale de l’Estrie.

Depuis sa création, en 1966, l’Association féministe d’éducation et d’action sociale (Afeas) revendique la reconnaissance du travail invisible. «Nous demandons aux gouvernements du Québec et du Canada d’évaluer et d’intégrer sa valeur économique au produit intérieur brut. On sait que les femmes au Québec font une moyenne hebdomadaire de 26,5 heures de travail, donc plus de 400$ par semaine, si on prend comme donnée le salaire minimum», communique Mme Laroque.

De son côté, la vice-présidente de l’Afeas de Woburn, Denise Martel, indique que le travail invisible des femmes qui s’engagent dans une relation d’affaires sans papiers avec leur conjoint est largement répandu. Tout comme la charge mentale, somme des tâches non rémunérées qui alourdissent le quotidien. «Tout planifier, organiser les tâches domestiques au sein de la famille, les rendez-vous, la vie professionnelle, l’engagement social… Ne rien oublier, s’assurer que tout est bien fait… Le cerveau féminin réclame du repos!»

Les intervenantes de La Bouée Cindy Quirion et Nancy Cormier soulèvent que le travail invisible fait en sorte que des femmes vivent sous le seuil de la pauvreté. «Sans revenu, comment elles peuvent réussir à quitter un conjoint violent, se reloger, nourrir leurs enfants et elles-mêmes, acheter un véhicule, faire une recherche d’emploi?», lance Mme Cormier.

Aujourd’hui conseillère municipale, Huguette Breton s’est impliquée au sein de son syndicat tout long de sa carrière chez Emploi et Immigration Canada avant de prendre sa retraite. «Souvent, le travail invisible était à l’ordre du jour et malheureusement, le peu de considération qu’on lui accorde est encore d’actualité. Mais nous avons fait un peu de chemin, notamment avec les horaires variables, qui permettent la conciliation travail/famille, reconnaissance directe du travail invisible. Les employeurs devraient tous avoir cette flexibilité», considère celle qui a également siégé au conseil d’administration du Centre des femmes. «Il faut célébrer ces petites victoires et continuer d’avancer. Plus encore, il est important de soutenir des actions comme celles de l’Aféas!»

Parmi ses revendications, l’Aféas demande aux gouvernements de décréter le 1er mardi du mois d’avril Journée nationale du travail invisible. L’Association demande entre autres la conversion des crédits d’impôts non remboursables en crédits d’impôt remboursables, une prestation québécoise pour les personnes proches aidantes qui doivent s’absenter du travail, ainsi que la compensation, dans les régimes de retraite, des périodes où l’on doit se retirer du marché du travail pour prendre soin de ses enfants et de proches en perte d’autonomie.

On peut en savoir plus long sur les revendications de l’Aféas et signer le manifeste du travail invisible via le site travailinvisible.ca

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