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La Bouée élargit sa gamme de services
Julie Poirier, coordonnatrice générale de La Bouée
Au cours des deux dernières années, la Bouée a élargi sa gamme de services, lui permettant de répondre davantage à des besoins ne nécessitant pas d’hébergement. La plus récente initiative, démarrée le 29 mai, consiste en l’aménagement de trois points de services, dans les municipalités de Lambton, Notre-Dame-des-Bois et Saint-Ludger.
La coordonnatrice générale de la maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, Julie Poirier, informe qu’une intervenante sera sur place une fois par semaine dans chacun des points de services pour les rencontres en externe prises sur rendez-vous au 819 583-1233. «Les besoins sont variés. Il peut s’agir d’une femme qui n’est plus en relation avec son conjoint mais qui a besoin de comprendre les conséquences de la violence dans sa vie ou qui se questionne si c’est bien de la violence conjugale qu’elle vit présentement ou qui a besoin d’aide pour ses démarches juridiques», cite-t-elle comme exemples.
L’idée des points de services germait depuis environ deux ans. «Le but c’est de rejoindre les femmes de la MRC du Granit pour qui il est difficile de se déplacer à Lac-Mégantic», partage Mme Poirier, indiquant que les demandes en services externes sont déjà nombreuses à la Bouée. Cette nouveauté s’inscrit aussi dans une série de mesures mises en place dans les deux dernières années, grâce à un financement bonifié permettant à la Bouée d’élargir sa gamme de services. Dans cette foulée, d’importants travaux de rénovations et d’agrandissement ont été réalisés. En plus d’une salle de conférence multifonctions et d’une salle de jeu, des bureaux supplémentaires sont destinés aux intervenantes, l’équipe ayant été bonifiée afin de répondre aux besoins de sensibilisation, en services externes et en jeunesse. La maison d’hébergement abrite maintenant huit chambres au lieu de six, dont une adaptée aux besoins des femmes à mobilité réduite.
Depuis quelque temps, la Bouée accueille plus de jeunes femmes qu’avant. «Elles ont dans la vingtaine ou la trentaine et pour plusieurs, elles sont dans une relation depuis moins d’un an. Possiblement en raison des efforts de sensibilisation, avec tout ce qui est ressorti sur les féminicides à l’échelle nationale, elles réalisent assez rapidement ce qu’elles vivent et veulent y mettre fin.»
Julie Poirier parle aussi du contrôle coercitif, qui permet de mettre en lumière la face cachée de la violence conjugale comme le harcèlement, la surveillance, les menaces, les insultes. Sur son site internet, le Regroupement des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale précise que le contrôle coercitif «désigne toutes les stratégies mises en place par l’agresseur pour manipuler, exploiter, humilier et violenter sa victime. C’est une prise de contrôle insidieuse et progressive qui vise à priver de leur liberté et de leurs droits les femmes et les enfants qui en sont victimes.»
Les manifestations du contrôle coercitif, les intervenantes de la Bouée sont à même de les constater chez toutes les femmes hébergées, mais aussi auprès des adolescentes qu’elles rencontrent en externe. «On travaille sur c’est quoi une relation saine versus une relation toxique. Certains ados identifient la jalousie comme une preuve d’amour.» En plus de cette clientèle, les adolescents fréquentant la Maison des jeunes reçoivent la visite d’une intervenante une fois par semaine. En outre, des activités de sensibilisation sont déployées dans le milieu scolaire, notamment auprès des élèves de secondaire IV de la polyvalente Montignac, au Centre d’éducation aux adultes et au Campus Lac-Mégantic.
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