La ferme des Petits Torrieux

Pour la reconnaissance du français québécois

Depuis plus de deux cents ans des travaux sont réalisés pour définir notre langue française et depuis un siècle déjà avec une approche scientifique par La société du parler français au Canada fondée en 1902 à Québec. Bon nombre de glossaires et dictionnaires ont été publiés dans le but de légitimer un ensemble de traits distinctifs du français québécois pour aboutir il y a quelques années déjà au dictionnaire en ligne Usito Dictionnaire de la langue française.

Le français vu du Québec, un dictionnaire qui a été développé à l’Université de Sherbrooke. On a identifié les mots souvent utilisés par les journalistes, les acteurs, les écrivains, les personnages publics etc. On a bien défini les usages en fonction des situations sociales, en sachant qu’il y a une constante évolution du langage.

Un regard sur l’historique de ces études descriptives révèle qu’on a d’abord travaillé au début du XXème siècle pour identifier les traits typiques de prononciations, ces études sur le français québécois étaient souvent inscrites dans une perspective comparative avec le français parlé à Paris. Ensuite les linguistes québécois ont fait des recherches se basant sur la sociolinguistique, on a étudié les différences à l’intérieur même de la communauté québécoise, identifiant celles entre le parler Montréalais et celui des régions.

On se souvient que depuis la conquête de la Nouvelle-France par l’Empire britannique en 1763, l’anglais était la langue de la promotion sociale, elle dominait dans le commerce et la langue de travail. Notre attitude en regard du statut du français par rapport à celui de l’anglais a évolué. La réaction des élites québécoises fut d’abord de tenter de corriger l’écart entre le français du Québec et celui de la France. Ces deux facteurs ont provoqué une certaine insécurité linguistique amenant les Québécois à croire que leur variété de français était illégitime.

Les années soixante marqueront l’histoire par des gestes d’affirmation nationale. On a fait un choix de société, en se préoccupant de l’aménagement linguistique du français parlé et écrit au Québec. Le Québec s’étant doté d’une législation contraignante pour faire du français la langue commune de tous les Québécois et la langue de travailé

Aujourd’hui les Québécois disposent d’une très bonne description de leurs usages linguistiques et des particularités qui y sont propres. Le français québécois est une variété nationale de français qui fonctionne comme un véritable système organisé et intégré en un tout. On note dans ce système linguistique non seulement des mots de niveaux de langue familier et populaire, des anglicismes, des emplois critiqués, etc., mais également un niveau standard, qu'on appelle le français québécois standard et qui sert de modèle, de norme, à l'oral comme à l'écrit, pour tous les Québécois et Québécoises.

De nos jours nous constatons que Paris n’est plus autant qu’avant le seul modèle de français, qu’il y a énormément de diversité dans plusieurs pays et régions francophones.

La variété de français québécois est la plus importante en Amérique du Nord et plusieurs personnes d’une multitude de pays viennent se joindre à nous dans un esprit de convergence, adoptent notre langue et la font rayonner à travers le monde. Nous devons maintenant obtenir la reconnaissance de notre langue, on doit en faire la promotion, la défendre et l’illustrer. Une solution pour valoriser le français québécois et enrayer l’insécurité linguistique qui accable encore une partie de la population. 

Jacques Gagnon

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