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Clovis a changé la vie de Claude Chapdelaine

Claude Chapdelaine (Photo Rémi Tremblay)
À la grande première de la diffusion du documentaire «Lumière sur les Paléoindiens du Méganticois, l’histoire du site archéologique Cliche-Rancourt-Mamsalhabika», le 8 juillet, à la gare patrimoniale de Lac-Mégantic, l’archéologue Claude Chapdelaine a dû l’avouer «Oui, Clovis a changé ma vie».
Dans un format de 16 minutes, le documentaire s’ajoute à l’offre de la Corporation du patrimoine archéologique du Méganticois qui présente l’exposition Clovis, peuple chasseur de caribous et aux visites guidées sur le site archéologique, aux abords du lac Aux Araignées, à Frontenac. «La réalisation d’un projet imaginé en 2021 lorsque l’exposition Clovis est revenue à Lac-Mégantic à la suite d’une tournée pan canadienne.
En 2023, les archéologues Claude Chapdelaine, professeur émérite de l’Université de Montréal et Éric Graillon du Musée des sciences et de la nature de Sherbrooke ont effectué les dernières fouilles sur le site, ce qui a permis de capter de nouvelles images pour ce projet de documentaire», explique Mariette Bédard. Un médium parfaitement intégré au lieu de l’exposition. En format mp4, idéal pour Youtube. «Un documentaire, c’est une carte d’invitation dans le sens qu’il peut être vu partout dans le monde. Je suis partisan d’une diffusion tous azimuths», livre Claude Chapdelaine en entrevue à l’Écho.
Tous les astres alignés depuis ce temps ont amené l’étoile de Clovis au cœur du centre-ville. «On ne peut pas imaginer un autre endroit. C’est le meilleur endroit ici», s’exclame l’archéologue, pour qui Clovis a été un marqueur important dans sa carrière.
Sans doute aussi important que le jour de 1971 où son père lui a remis les 550$ que coûtait le billet pour un stage universitaire à Pompéi et la rencontre avec Francine, son compagne, à son retour d’Italie. Le tournant de sa carrière s’est joué au cours des années 2003 et 2004, deux années folles à fouiller le site aujourd’hui appelé Cliche-Rancourt-Mamsalhabika et qui ont organisé sa vie pour la décennie suivante, devenant un conférencier invité à des colloques au Canada comme aux États-Unis. Le rare francophone dans un milieu scientifique dominé par les anglophones où ses vis-à-vis peinaient à dire «bonjour» ou «je t’aime».
Place au cinéma!
Les découvertes de son équipe à Frontenac n’ont pas révolutionné le monde de l’archéologie du paléoindien ancien, il en convient, mais… «Ça a corrigé une lacune, parce qu’à l’époque, en 2003, la province de Québec était la seule qui n’avait pas de pointes à cannelure. On était les laissés pour compte, donc j’étais l’un des rares représentants québécois francophones qui allaient dans les congrès américains et anglais. Je baragouine l’anglais mais je voulais toujours qu’ils sachent que j’étais québécois avec mon accent. Ils m’ont toujours respecté pour ça. À partir de ce moment-là, j’ai été le «keynote speaker», celui que tu invites au banquet et qui t’empêche de manger ton dessert!» Parce que, voyez-vous, il a de la jasette l’archéologue! «D’autres conférenciers ont 15 pages de notes qu’ils lisent, pis c’est plate. Je m’ennuierais moi-même.» Et il ne manque pas de plume! Durant la pandémie, il a écrit pas moins de quatre bouquins.
Son nouveau bébé, le documentaire, il ira le présenter au prochain colloque de l’Association des archéologues du Québec. À 16 minutes, plus facile à cadrer que tu en disposes de 20. «Pour les 4 autres minutes, je répondrai aux questions!». Difficile à concevoir!
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