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L’aventure du premier championnat remporté par le Royal Junior B
Il y a 59 ans, le Royal décrochait son premier titre de champion de la Ligue Junior B des Cantons de l’Est, en l’emportant au septième match 3-2 en prolongation au Centre Mgr Bonin, face aux Éperviers de Thetford Mines.
C’est la quatrième saison du Royal dans la Ligue. On est dans la série 4 de 7 pour déterminer le vainqueur du championnat. La série est égale, trois victoires de chaque côté, et la rencontre ultime est à Lac-Mégantic. La partie débute difficilement. Après deux périodes, le Royal tire de l’arrière 2-0. À mesure que le temps s’écoule, en troisième, des supporteurs commencent à quitter. Pour eux, le match est scellé, il semble impossible de remonter la pente. Il reste moins de cinq minutes à la partie, précisément à 17m25, le Royal touche le fond du filet avec Claude Rondeau, assisté de Jean Boislard et Gordon Talbot.
L’espoir renait, c’est 2-1. Voilà que survient le miracle attendu, à 19m26, Pierre Deslauriers, assisté de Gordon Talbot et Maurice Perron égalise et force une prolongation. L’atmosphère est à son comble, les cris de joie sont tellement forts et se font entendre jusqu’à la voie ferrée, entraînant le retour à l’aréna de plusieurs fans pour assister à ce retour en force.
Quelques minutes de pause, les joueurs reviennent sur la patinoire et arrive ce qui devait se produire, à 2m12, le numéro 10 Bernard Perron décroche le tir victorieux et donne la victoire 3-2 au Royal, couronnant Lac-Mégantic, champion de la Ligue Junior B des Cantons de l’Est.
Jean Girard se souvient de cette rencontre intense de cette saison 1965-66, il était de l’équipe comme préposé. Son implication a débuté en 1963, il est toujours à l’école, jusqu’en 1977. Aussi membre de l’équipe, le chandail numéro 11, Jacques Dostie se remémore ces belles années.
Après le championnat de la Ligue, le Royal a poursuivi son élan pour le championnat provincial qui réunissait les vainqueurs de chacune des autres ligues existantes. À ce moment, on joue pour le total des points sur deux matchs. On débute avec les quarts de finale, le Royal fait face à Arvida et remporte deux victoires, 7-1 et 7-4. S’en suit la demi-finale, avec Rosemont, dont Michel Bergeron faisait partie. Jacques Dostie raconte, «Bergeron est arrivé sur la glace en criant à nos joueurs «avez-vous été tirer vos vaches?» Sans doute frustré de ce commentaire, le numéro 10, Bernard Perron, a voulu lui faire ravaler ces paroles en s’en prenant physiquement à Bergeron, une belle bagarre». Bernard Perron ne s’est jamais douté qu’un jour Michel Bergeron deviendrait l’entraîneur des Nordiques de Québec. Motivé, le Royal a gagné les deux rencontres, 8-6 et 5-3, tout allait très bien pour nos locaux accédant à la grande finale du championnat provincial. Le Royal se transporte à Québec, le 17 avril 1966, devant l’équipe Québec-Ouest. Il y avait beaucoup de gens de Lac-Mégantic. Une fois de plus, le Royal a remporté les deux matchs, 7-3 et 4-4 et raflé le titre de champion provincial. Des moments inoubliables pour Jean Girard et Jacques Dostie.
Les débuts
Selon, Jean Girard, le Royal aurait pris son origine avec Léo Léger, qui à ce moment s’impliquait avec une équipe de la région de Montréal, s’appelant le Royal. M. Léger est venu s’établir à Lac-Mégantic et devient éducateur physique à l’école Sacré-Cœur. Sans tarder, avec la complicité de Guy Cloutier, ils lancent une nouvelle équipe de hockey portant le nom de Royal, et c’était reparti! «Ma motivation, ajoute Jean Girard, mon désir de connaître des gens, jaser avec des joueurs et apprendre à les connaître, devenir leur confident, apporter de l’aide au besoin». À ce moment-là, la direction apportait concrètement son soutien à ses joueurs, car il y avait des jeunes qui venaient de l’extérieur, d’autres étaient aux études, ou même sur le marché du travail. «On se faisait un devoir de trouver un emploi aux joueurs pour les aider à subvenir à leurs besoins, le Royal a toujours été une école de formation de la vie selon moi».
Jacques Dostie
Dans ses débuts avec le Royal Junior B, Jacques Dostie révèle que l’équipe, gonflée à bloc, pensait défoncer les murs. Pourtant, à sa première joute hors concours à Asbestos «on s’est fait planter 11 à 1, on est revenu la tête basse pour constater qu’on avait encore plusieurs choses à apprendre. La première année, on s’est fait battre plus souvent qu’à notre tour, l’amélioration a débuté la deuxième année». Jacques Dostie a évolué au sein de l’équipe pendant quatre ans, il était avant-droit. Il indique que sa force résidait dans le lancer frappé et ses coups de patins efficaces. La première saison du Royal en 1962-63 a vu Léo Léger comme entraineur. La saison suivante, Gérald Lajoie a occupé le poste que très peu de temps et Georges Komery a pris la relève pour les années suivantes.
Dans ces années-là, la mode du casque protecteur n’était pas encore arrivée, il y avait bon nombre de joueurs qui n’en portaient pas. Cependant, la plupart des équipes avaient dans son alignement de solides gaillards pour des batailles, si nécessaire. Leur rôle n’était pas de provoquer des bagarres mais principalement de protéger et défendre leurs coéquipiers devant des adversaires menaçants.
Durant cette période, on a vu apparaître plusieurs futures vedettes de la Ligue Nationale, explique Jacques Dostie, comme des Houle, Vachon, Tardif et Gilbert Perreault, qui a pris part au camp d’entraînement Junior à Lac-Mégantic. Le hockey a toujours été bien présent à Lac-Mégantic, de vieilles photos datant de la fin des années 1800 montraient déjà l’intérêt pour ce sport et encore plus après les années 40.
Le numéro 11 retient de cette expérience l’apprentissage de travailler en équipe et l’entraineur Georges Komery avait un don pour garder l’équipe dans cet esprit. De son côté, Jean Girard a vécu des moments enrichissants, et lié de belles amitiés qui l’ont guidé pour la suite de sa vie.
Anecdote
Des moments cocasses, des anecdotes il y en a eu. Jacques Dostie s’est permis de raconter l’une d’elles. «On avait joué à Richmond, on avait gagné la partie je crois et en revenant, c’était la tempête. On était sur la route 108, à la hauteur de Cookshire et l’autobus est tombé en panne. Alors qu’il commençait à faire froid, les gars ont dit on va sortir jouer au hockey. Plusieurs «blondes» accompagnaient des joueurs. On s’installe pour jouer sur la route. Il neigeait tellement qu’on perdait de vue la rondelle. Un moment donné, on entend l’amie d’un joueur crier «j’ai perdu mon dentier!». Rapidement on s’est mis à chercher dans la neige et au bout d’un moment, un joueur trouve le dentier sur le bout de la palette de son bâton. L’histoire ne donne pas la suite, si la jeune demoiselle a remis son dentier dans sa bouche».
Jacques Dostie a ce fait gravé en mémoire et quand il repasse avec sa conjointe devant la maison où s’est produit l’événement, il s’exclame: «te souviens-tu de la blonde de «chose» qui avait perdu son dentier?»
Jean Girard
Jacques Dostie
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