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Docs, patrons en familles en culottes courtes pour le Défi-Drolet

Les membres du comité organisation du Défi-Drolet: Anny Hamel, Simon Couët, Nicolas Charrier, et Bernard Gélinas. Absents: Christian Poulin et Diane Théberge. (Photo Rémi Tremblay)
D’une édition à l’autre, le doc Bernard Gélinas ne manque pas d’ambitions. Son objectif pour 2024, accueillir 750 marcheurs et coureurs au fil de départ du Défi-Drolet, le dimanche 15 septembre. «Dans deux ans, on veut en voir autant qu’il y a de citoyens à Lac-Drolet», présage-t-il. Donc, franchir la barre du millier de participants, il est prêt à parier là-dessus! L’équipe autour de lui se fait un point d’honneur de soutenir ses efforts visant à propager le mouvement vers une population qui bouge de plus en plus pour gagner en santé.
À moins de deux mois de l’événement, le comité organisateur, formé de Christian Poulin, Bernard Gélinas, Simon Couët, Anny Hamel, Diane Théberge et Nicolas Charrier, épaulé par une centaine de bénévoles, annonce deux changements majeurs. L’événement est déplacé du deuxième au troisième dimanche de septembre. «Le problème qu’on avait (pour le Défi scolaire intégré au Défi-Drolet) c’est que les profs rentraient en classe le lundi. Le premier vendredi au calendrier était un congé pédagogique puis la longue fin de semaine de la fête du Travail. Sur les deux semaines avant la course, il y avait deux jours où ils n’étaient pas à l’école. C’était compliqué.» En repoussant au 3e dimanche, les enseignants auront ainsi plus de temps pour motiver leurs participants.
Défi scolaire
Autre changement, le 5 km, autant scolaire que civil. «On a changé le trajet. L’an passé il fallait amener les jeunes jusqu’au bas du Morne, ce qui nécessitait beaucoup d’autobus. Dorénavant, le 5 km va partir du village, donc au Gym, à la même place que le marathon, pour une boucle. Les seuls participants qui vont devoir se rendre au bas du Morne, c’est le 10 km course et les 5 et 10 km marche», informe Anny Hamel.
Et création d’une autre course du Défi scolaire, un 3 km pour les «très jeunes» de maternelle, première et deuxième années du primaire, qui vient s’ajouter au 5 km primaire et premier cycle du secondaire et le 10 km pour le deuxième cycle du secondaire. «On trouvait que 5 km c’était beaucoup pour les plus jeunes et, de l’autre côté, on voulait lier nos jeunes de la maternelle jusqu’au secondaire, parce qu’il y a des jeunes qui le font chaque année», d’ajouter Anny Hamel.
Dans son ensemble, le Défi-Drolet a progressé de 180 participants, à 244, puis 323, pour finalement atteindre le chiffre de 546 en 2023, en augmentation de 69% dans la dernière année. Objectif 2024: 750. Confirmation qu’une culture se développe.
Club des visionnaires
En 2023, l’année de sa création, le Club des visionnaires comptait huit entreprises: Tafisa, Bestar, Fondation Louise et Jean-Paul Fontaine, Desjardins, Jean Coutu, Canadian Tire et sa Fondation Bon Départ, Fastech et Attraction. Chacune d’elles s’engageaient à défrayer le coût d’inscription des employés, fournisseurs et clients qu’elle recrutait pour l’événement. Deux nouveaux joueurs viennent s’ajouter, boulangerie Dans le pétrin et les trois cliniques du GMF du Granit. «Au GMF on a parti un club de course. Je m’attends avoir entre 60 et 70 personnes. J’en ai déjà 45. Des familles au complet. Je demande à ces gens-là de faire deux compétitions par année et de porter fièrement leur chandail du GMF. Ils ne payent rien. Ce qu’on veut montrer à la population, c’est que leurs docteurs, ils ne disent pas juste à leurs clients d’être en forme. Ils vont voir leurs docteurs en culotte courte et en espadrille et ils vont voir que ça bouge en famille!», indique Bernard Gélinas, en entrevue avec l’Écho.
Encourager le monde à bouger est au cœur du pitch de vente du doc Gélinas à ses visionnaires : «Pas juste bouger pour perdre de la bedaine! De plus en plus de gens en milieu de travail ne se voient guère qu’une fois par année, au party de Noël. L’an passé, le big boss de Tafisa (Louis Brassard) était en culotte courte, comme un général en avant de ses troupes. Il a couru son 21 km. Sébastien (Jacques), chez Attraction, c’était un gars qui courait avant. Il a mis ses culottes courtes lui aussi et Julia a fait le 5 km. J’ai entendu dire que des représentants d’entreprises ont commencé à se lancer des défis.»
Un mouvement contagieux
Chez Attraction, le couple Julia Gagnon et Sébastien Jacques va au-delà des attentes des organisateurs du Défi-Drolet. «Ils sont innovateurs, illustre Anny Hamel. L’an passé, l’entreprise avait 35 marcheurs-coureurs, ils en ont promis 70 cette année.» Le couple a pris conscience qu’il se passait quelque chose d’important, comme un mouvement qui s’amplifie, et a choisi de s’y investir à fond, espérant ainsi augmenter l’espérance de vie de leurs employés et de leurs familles. Cette année, Attraction affiche : «Défi-Drolet équipé par Attraction.»
Nicolas Charrier est propriétaire du Camping 2-Rivières entre Saint-Gédéon et Saint-Ludger. Avec sa conjointe Arianne Tremblay, il est entré dans le bal en lançant un rendez-vous de course sur son terrain de camping. «Le dimanche matin, vers 9h15, on se réunit à l’entrée et on s’arrange pour courir à travers les rues du camping. La première semaine on était six, et maintenant le groupe atteint une vingtaine, âgés de 8 à 72 ans. Les gens qui nous voyaient courir ont emboîté le pas.»
Happening de la santé
Moment fort en début de journée du Défi-Drolet, le warm-up latino! «Lac-Drolet est devenu le centre hispanophone de la MRC», ose proclamer le doc Gélinas, en parlant de la centaine de Colombiens, Guatémaltèques et Mexicains qui travaillent dans les municipalités du secteur. «Ici, on a des Colombiens qui sont des coachs d’entraînement. Au Gym, on a lancé le cardio-latino et ce sont ces gens-là qui font le warm-up. L’année passée, c’a été très apprécié. Ça dansait! Je regardais nos Fermières qui font la bouffe, elles dansaient le sourire dans face», exprime le doc.
«Oui, on est content d’avoir des profits pour up-grader nos équipements (au Gym), mais ce qu’on veut surtout, c’est que tout le monde trippe, y compris les spectateurs. C’est un peu la méthode McDonald appliquée à la santé. Le jeune aime ça aller chez McDo, donc le père et la mère se sentent obligés d’y aller eux aussi. La même formule s’applique avec le Défi-Drolet, les parents s’adaptent au rythme de leurs enfants, sauf qu’au lieu d’hypothéquer leur santé, ils viennent la bâtir.»
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