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Un tour à La Pommiel Suisse de Piopolis

Un tour à La Pommiel Suisse de Piopolis - Rémi Tremblay : Actualités Communauté

Le temps des pommes, Mario dans l’escabeau et Thérèse au panier. (Photo Rémi Tremblay)

Au bord de la route 263, dépassé le village de Piopolis en direction de Woburn, un petit kiosque peinturé vert attire l’attention des voyageurs. L’affiche «Pommes à vendre» est bien en évidence, tout comme ces paniers bien remplis aux différentes sortes mélangées, avec les prix affichés et un pot pour dépenser l’argent. Pas de vendeur autour! Tout repose sur la confiance. «Quelqu’un qui vole un pomiculteur, c’est sûr qu’il vole sa mère», philosophe Mario. C’est comme ça chez les Dutilly-Caponi qui s’attendent à ce que leur verger connaisse sa meilleure récolte. Normal, sept ans après avoir planté les arbres, les pommiers sont enfin devenus matures.

Au bout de l’allée en pente montant jusqu’au garage, des petits arbres chargés d’honneycrisp (croquante et juteuse), paulared, empire (au goût sucré), spartan, manitoba, september ruby… Bref, les bébés de Mario Dutilly grandissent sous le soleil.

 
«En 2013, nous avons acheté le chalet. Trois ans plus tard, on a décidé de planter 40 pommiers sur le côté droit (au bord de la route), mais à l’automne, les chevreuils sont venus manger tous les bourgeons. L’année d’après, on a construit une clôture en cèdre sur 1 480 pieds par sept pieds de haut. On a replanté 150 autres pommiers, après ça 75 pommiers de plus, 15 poiriers (les poiriers de Madame Caponi, prend-t-il soin de préciser) et dix cerisiers.»
 
«J’ai toujours adoré la place. Depuis 1992 qu’on vient passer nos vacances d’été au bord de l’eau. On louait des chalets, des motels», poursuit le producteur, tout en jetant régulièrement un œil à ses bébés.
Lui vend de la machinerie lourde depuis 38 ans, basé à Sherbrooke. Thérèse Caponi était comptable pour les architectes. Aujourd’hui retraitée, elle s’est trouvé une nouvelle passion, la cuisine. Dans une section du bâtiment, un couple épluche les pommes, qui sont ensuite transférées en «cuisine», où Thérèse prépare les tartes. Mario rigole, parlant d’Abigaël Chouinard qui aide Thérèse en cuisine: «Elle aime beaucoup les muffins au chocolat, donc on est obligés d’en faire le double!»
 
Pour les tartes, une sorte de pomme en particulier? «Non, elles sont mélangées. Je prends les pommes qui sont prêtes!» Le choix ouvre l’appétit: six sortes, allant de la pomme, orange et miel, pomme et poire, pomme et sirop d’érable, pomme et fraises, pomme et sucre à la crème et pomme à l’ancienne «pour les nostalgiques qui ne veulent pas développer leurs goûts.» Tartes et muffins sont étiquetés La Pommiel Suisse de Piopolis.

S’amuser tout en produisant
«Quand on a commencé, on savait qu’il n’y a pas de rentabilité, c’était juste pour s’amuser, accueillir les amis, les voisins. Ceux qui partent de La Patrie, de Stornoway pour acheter des tartes, on trouve ça amusant. Les gens sont très gourmands; c’est rare les gens qui s’ennuient pour des sucreries. C’est Thérèse le secret familial. Je ne savais pas qu’elle aimait ça tant que ça», dit-il en regardant la cuisinière, encore étonné de ses prouesses devant les fourneaux. «J’avais une grand-mère qui était bonne cuisinière», souligne Thérèse.
 
Le verger n’offre pas l’auto-cueillette. Et toute pâtisserie qui ne sera pas vendue sur place «on les congèle et on les amène dans nos régions.» Résidant à St-Pie-de Bagot, Mario Dutilly, natif de Saint-Hyacinthe, n’est qu’à 10 minutes de Rougemont. «Pour nous, c’est une habitude à l’automne, on va toujours aux pommes.» Alors quoi de mieux que de les cueillir chez lui avec des amis, prendre du vin avec un bon souper, la journée terminée.


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