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Maurice Bernier, de la politique au mentorat

Maurice Bernier, de la politique au mentorat - Richard Vigneault : Actualités

Maurice Bernier (Photo Richard Vigneault)

S’il faut chercher l’origine de son prénom, inutile d’aller bien loin. La raison est fort simple, il a été nommé Maurice en l’honneur de l’ex-premier ministre Maurice Duplessis, c’était l’époque de l’Union nationale...


Issu d’une famille de politiciens, Maurice Bernier vivra sa première assemblée partisane en 1956, à l’âge de 9 ans. Ses oncles l’amènent à La Guadeloupe pour un rassemblement, la foule est imposante et Duplessis y prononce un discours. Au moment de quitter l’événement, ses oncles donnent une poignée de main à Duplessis, jasent un peu et l’occasion était belle pour présenter le petit Maurice au grand Maurice qui lui a dit qu’il portait le plus beau des prénoms. Le premier plongeon en politique était fait pour l’autre Maurice.
 
Les années passent et Maurice n’est jamais trop loin de la politique. Sa première tentative, l’élection de 1985 sous la bannière du Parti québécois mais il est battu par la candidate libérale, Madeleine Bélanger. Automne 1993, Maurice est élu député fédéral pour le Bloc Québécois mais défait en 1997. Une petite pause et il revient à l’avant-scène en 2003 en tentant de se faire élire comme préfet de la MRC, à ce moment, la votation se fait par la poste, c’est la défaite aux mains de Francine Blais. Il fait une deuxième tentative en 2005, cette fois, le vote est au suffrage universel, il remporte l’élection et devient préfet de la MRC, poste qu’il occupera jusqu’en 2014.

Nationaliste dans l’âme, militant du Parti québécois de la première heure, il est un grand admirateur de René Lévesque. L’ex-député fédéral a la politique collée à la peau. Avant de se retrouver à Ottawa, Maurice Bernier atterrit dans le comté de Sherbrooke au bureau du député et ministre Raynald Fréchette. Après avoir changé trois fois de chef de cabinet, Maurice se voit offrir le poste de chef de cabinet. Par la suite, l’ex-préfet côtoie François Gérin, alors député du Bloc Québécois qui lui propose de le remplacer aux Communes. Maurice n’est pas très chaud pour le Bloc, finalement il fait le saut et réalise un seul mandat.

Politique et politicaillerie

«Il y a une énorme différence entre la politique et la politicaillerie, encore aujourd’hui, la politique amène la politicaillerie et ce sera probablement toujours le cas, explique Maurice Bernier, j’ai toujours eu de la difficulté à être un partisan, moi je n’ai jamais demandé à un citoyen s’il était pour le PQ. Ce n’est pas ce qui m’intéressait ». Il poursuit, « je n’ai jamais voulu le pouvoir pour le pouvoir. Oui pour le pouvoir, j’ai aucun problème de l’exercer à la condition de faire quelque chose avec ce pouvoir. J’ai probablement raté des opportunités. On m’a souvent dit, «Maurice tu devrais être plus opportuniste, donc ferme ta gueule si tu veux obtenir des choses, des emplois. Je ne peux pas dire le contraire de ce que je pense, même si cela peut me causer des problèmes, je suis fidèle à mes principes, mes valeurs et convictions». L’ex-député ne regrette rien. Au contraire, il recommencerait, il referait exactement les mêmes choses. «On reste politicien toute sa vie et si j’avais 25 ou 30 ans de moins, je poursuivrais mon implication politique».

La retraite
 
Après avoir retrouvé une santé, Maurice Bernier a repris les cordeaux. Depuis 2008, il s’implique dans le mentorat d’affaires, a participé à différents conseils d’administration. «Ce qui me caractérise, c’est me sentir utile et d’aider les gens. Actuellement, je veux la paix, ne plus être décisionnel. M’occuper de mes enfants et petits-enfants, voilà ce qui est important. Je veux mourir à Piopolis, je suis en amour avec ce magnifique village. On est dans un milieu de vie extraordinaire». 

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