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Pour avoir voulu protéger ses enfants, Mme M risque 15 ans d’emprisonnement si elle est extradée aux États-Unis.
Mme M de retour en cour le 11 décembre
Claudia Collard  ( 21/11/2017 )

C’est le 11 décembre qu’est prévu le retour au tribunal de Mme M, afin d’empêcher son extradition aux États-Unis. Le cas échéant, cette résidente de Lac-Mégantic y sera accusée d’enlèvement de ses trois enfants. Si elle est déclarée coupable, elle est passible d’une peine de 15 ans d’emprisonnement. Pourtant, en les ramenant au pays, Mme M cherchait plutôt à les protéger d’un père violent.

L’histoire débute en 2010. Les trois enfants de Mme M, qui demeuraient avec leur père dans l’État de la Géorgie, quittent le domicile familial pour échapper au comportement violent de ce dernier. Une semaine après s’être réfugiés dans un hangar, ils sollicitent l’aide de leur mère, qui répond évidemment à leur appel. Sauf que le 23 décembre 2010, alors qu’elle et ses enfants séjournent dans une maison d’hébergement de l’Estrie, la police procède à son arrestation.

Accusée de kidnapping aux États-Unis, Mme M se retrouve au centre de détention Tanguay et ses enfants en famille d’accueil. Sortie de prison en 2011, elle est hébergée à la Bouée puis réussit à récupérer la garde de ses enfants avec qui elle s’installe à Lac-Mégantic. En Cour supérieure, un jugement confirme que Mme M a bel et bien agi pour le bien de ses enfants.

La saga ne s’arrête malheureusement pas là puisque les États-Unis reviennent à la charge. Mme M perd son procès en Cour d’appel. En Cour suprême, trois juges sur sept se prononcent contre l’extradition en décembre 2015. L’extradition doit alors être effective dans les 45 jours.

Pour faire reverser cette décision, Mme M entreprend une grève de la faim. La Bouée décide de rendre son histoire publique et multiplie les démarches auprès de politiciens. Le 23 décembre 2015, la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raymbould, accepte de réexaminer le dossier. Mais l’extradition demeure maintenue dans sa décision rendue le 3 août 2016.

C’est à la suite d’une demande de révision judiciaire que Mme M se retrouvera en cour le 11 décembre prochain. Lors du colloque des 1er et 2 novembre organisé par la Bouée, la coordonnatrice de la maison d’hébergement, Sylvie Morin, a rappelé que si le jugement est négatif, Madame M devra être extradée aux États-Unis, où elle pourrait recevoir une peine d’emprisonnement de 15 ans. «Souhaitons que la réponse soit à l’avantage de la famille, afin que celle-ci puisse vivre en toute liberté et que ses membres puissent avoir la stabilité qu’ils recherchent depuis tant d’années», a-t-elle transmis, invitant toutes personnes intéressées à manifester leur solidarité à l’endroit de Mme M en se présentant au palais de justice de Montréal le 11 décembre.

Bien qu’elle demeure actuellement chez elle en compagnie de ses enfants, Mme M. n’a droit qu’à une heure de sortie par jour en plus de devoir se rapporter à la police trois fois par semaine. «Elle est traitée en criminelle parce qu’elle a voulu protéger ses enfants!», déplore Mme Morin.

   

 

 

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Vos commentaires
Véronique Dostie Boulianne (2017-11-21 à 10:43)
Désastreux, je croyais enfin que cette saga avait pris le courant d’une décision favorable en l’honneur de cette mère qui a seulement fait son devoir soit d’assurer la sécurité de ses enfants. Je suis triste d’apprendre qu’ils ne vivent pas paisiblement. Je souhaite à cette femme qu’elle demeure parmi nous. Je lui envoie toutes mes pensées et que les énergies s’alignent pour lui procurer la liberté et la stabilité qu’elle mérite! Bonne chance à Madame M



 
 

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