Recyc-Québec

Premier de cordée!

Les frais de scolarité s’affichent on ne peut plus clairement: 27 500$ par année. Pourtant, les candidats ne poussent pas de hauts cris en voyant la somme impressionnante à débourser, sachant qu’en bout de la ligne leur formation dans cette école d’élite vaudra de l’or. L’École d’Entrepreneurship de Beauce a la cote auprès des jeunes entrepreneurs d’ici. Le programme offert dans cette organisation unique au Québec, et bâti par plus de 50 entrepreneurs expérimentés du Québec et une dizaine d’experts en pédagogie et entrepreneuriat, forge la personnalité du jeune entrepreneur engagé sur le chemin de la réussite et déterminé à se rendre jusqu’au sommet.

«Pas de blabla, pas de chichi», comme il est écrit sur la page d’accueil de leur site Internet. Un horaire chargé, 100% axé sur le développement de son plein potentiel. Beaucoup de matière à saisir, mais aussi de l’activité physique. C’est pas parce qu’on est un entrepreneur, qu’on se relâche!

Il m’arrive de rêver que le système d’éducation, à tous les niveaux de scolarité, propose aux élèves une façon aussi novatrice de regarder autrement toutes ces années à passer sur les bancs d’école. Qu’on leur présente ce passage obligé, entre 5 et 16 ans, comme un sentier tout tracé vers une vie consacrée à l’accomplissement de l’individu. Pour ne plus jamais entendre cette phrase cliché: «L’école c’est plate!»
Okay, le modèle des classes interactives, les iclasses comme on les appelle, risque de se répandre de plus en plus. Surtout ici, dans la MRC du Granit, où les établissements du primaire accueillent des petits groupes d’élèves, favorisant ainsi une plus grande attention accordée à chacun d’eux par l’enseignant en titre. La toute petite école d’Audet aura été un précurseur en ce domaine. Entrer là, redonne confiance en l’avenir!

Mais on peut aller encore plus loin, plus haut, comme la devise de mon ancienne école «duc in altum», et faire de la place à ces pros du développement personnel, les coachs de vie, comme on les appelle. Ou les mentors, dans le cas de l’École d’Entrepreneurship de Beauce. Et pas seulement dans le système scolaire; étendre aussi le modèle au monde du travail dans son ensemble. Autant à l’usine qu’au bureau. Des mentors, des motivateurs, des sherpas, des conférenciers qui sont des modèles dans la société et qui pourraient faire davantage profiter les jeunes et les travailleurs de leurs expériences de vie.

Avoir chacun son psy a déjà été «in». Aujourd’hui, paraît-il, la tendance est à chacun son philosophe! Je me rappelle mes vieux cours de philosophie basés sur l’enseignement des grands penseurs. On ne jurait que par Socrate, Platon, Nietzsche jusqu’aux grands docteurs du siècle dernier.

Les Jacques Cloutier, Gabriel Filippi, Dan Bigras, Jean-Marc Chaput et compagnie ont tout autant leur place, aujourd’hui, dans une salle de classe. Avec eux, on aurait la chance de régler bien des problèmes, y compris le respect et la discipline. De leur bouche, on entendrait ce genre de phrase qui forgeait notre enfance au siècle dernier, soufflée sur le ton de la fierté et de la confidence: «Un jour, tu seras un homme, mon fils!» Ou bien, «un jour, tu seras une femme, ma fille!»

Les jeunes sont, aujourd’hui, comme le baloney dans le sandwich. Il faut que ça sente pareil, que ça goûte pareil, que ça pense pareil, dans un cadre bien contrôlé, avec plus de délation et de répressions pour que personne ne sorte des normes établies. Sinon…

Un coach de vie par classe, tiens! La solution pour accompagner tout le monde dans son cheminement scolaire sans disqualifier personne à cause d’un handicap ou d’une quelconque différence.

Albert Einstein a écrit: «Il est indispensable que l’humanité formule un nouveau mode de penser si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé.» L’urgence est tout aussi évidente dans le monde scolaire où les révolutions se bornent à la technologie du tableau blanc et à la nouvelle orthographe qui nivelle tout par le bas pour rendre le français moins compliqué! Je ne sais pas qui a pensé à ça, mais je comprends mieux pourquoi les Canadiens anglais ont plus de facilité à l’école. La langue anglaise ne s’enfarge ni dans les «ognons» ni dans les «nénufars». Nous, au lieu de moderniser la pensée, de l’élever, on nous force à écrire les mots différemment, comme si le secret de la réussite résidait dans le bon choix des mots et non pas dans la façon de structurer ta pensée! Y’a des fessées qui se perdent dans les corridors de l’Office québécois de la langue française et du Conseil supérieur de la langue française!

Savoir s’exprimer est important, certes, mais savoir penser l’est tout autant. L’école sert à ça, apprendre à penser et à s’exprimer, après avoir emmagasiné un flot de connaissances essentielles.
Le p’tit-cul qui va à l’école s’attend à intégrer un groupe qui va le mener au sommet, au moment d’atteindre l’âge adulte. Le chemin ne sera pas facile et il faudra bien qu’il avance étape par étape. D’un camp de base à un autre, comme l’a fait plus d’une fois Gabriel Filippi en allant affronter l’Everest. Les enseignants ont la lourde tâche de les accompagner d’une étape à l’autre, sans en égarer aucun en chemin, un peu comme le premier de cordée qui ouvre la voie, pose les mousquetons et assure la sécurité de l’ascension.

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