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Le «bas de laine» serait en sécurité
Yannick Gagnon
Qu’advient-il du fameux bas de laine de 9,8 M$ issu du recours collectif placé par la Ville? Sa valeur au marché est actuellement de 9,6 M$. Mais il n’y a pas lieu de paniquer, a expliqué Yannick Gagnon, conseiller en placements à la Financière Banque nationale, qui a livré une présentation au début de la séance du conseil du 3 octobre.
Trois éléments clés désirés par la Ville sont liés au placement en question, a indiqué M. Gagnon: protection du capital, liquidité quotidienne et maximisation du rendement. C’est un placement composé d’obligations et de billets liés, dans une moindre mesure, qui a été choisi. Si l’option du certificat de placement garanti (CPG) n’a pas été retenue, c’est qu’elle ne répondait pas à tous les critères de la Ville, dont celui de liquidité dans le cas de CPG à terme. Quant au CPG rachetable, «l’espérance de rendement est excessivement faible», a souligné le conseiller en placement.
«Avec le placement choisi, on s’assure d’avoir une liquidité quotidienne et on prend la chance d’avoir plus d’argent dans le futur que ce qu’on a aujourd’hui», a transmis M. Gagnon, ajoutant qu’au moment du placement, aucun CPG susceptible de battre l’inflation n’était disponible sur le marché.
La valeur au marché du placement a chuté de 200 000$, parce que les taux d’intérêt sont en hausse et que les obligations, où se trouve la majeure partie du placement, réagissent de façon inverse, a rappelé Yannick Gagnon. Mais tout devrait se replacer, a-t-il assuré, citant les cas de 1995-1996 et 2005-2006, où la valeur des obligations est revenue à son point initial à l’intérieur d’une période de 12 mois, pour finalement connaître du rendement sur un horizon de trois ans.
Pour des raisons de «légalité», a invoqué le maire suppléant Pierre Latulippe, la résolution liée à ce placement n’a été adoptée qu’à la séance de mardi. Une résolution adoptée sur division, les conseillers Jean Bilodeau et Pierre Mercier ayant voté contre. Le premier parce qu’il aurait préféré un placement de type CPG et le second parce qu’il juge que les frais de gestion à 0,55% auraient pu être négociés à la baisse.
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