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Pénurie de main-d'oeuvre et Internet dans la ligne de mire

Pénurie de main-d'oeuvre et Internet dans la ligne de mire - Claudia Collard : Actualités

La table des gens d'affaires: Majorie Despartis (Chambre de commerce), Isabelle Hallé (enseignante et coach d'affaires en lancement d'entreprises), Caroline Boulet (Promutuel), Caroline Vallée (Autobus Vausco) et Marie-Hélène Gagné (Alegria et Coup de pouce). Absente de la photo: Marlène Bachand (SDEG). (Photo Claudia Collard)

Les quatre candidats de la circonscription de Mégantic-L’Érable présents au Speed dating électoral du 15 octobre sont d’avis qu’il faut faciliter la venue des immigrants, établir des mesures fiscales favorisant l’embauche de travailleurs plus âgés et attirer davantage les jeunes en région pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. Tous ont également la même préoccupation à l’endroit d’une connectivité internet plus rapide. Mais sur le plan de l’élaboration des idées, les différences sont marquées.

Autour de la table représentant les gens d’affaires, des femmes bien préparées à cette rencontre souhaitaient visiblement entendre une solution locale aux enjeux constituant un frein au développement des entreprises de la région. Ou du moins échanger véritablement avec les candidats. Mais elles ont parfois eu droit à la lecture des plateformes de partis.

Connaissant déjà la circonscription, le député sortant Luc Berthold a pu aisément tirer son épingle du jeu, notamment en ce qui a trait à la pénurie de main-d’œuvre. «Pour attirer les travailleurs immigrants, il faut réduire la paperasse. Pour une petite entreprise qui n’a pas de directeur des ressources humaines, c’est presque impossible; il faut faire affaire avec des agences qui coûtent une fortune et que les papiers soient bien remplis. Parce que s’il manque une petite case, le fonctionnaire va les retourner est il faut recommencer au début, ce qui occasionne deux, trois mois de délai», transmet le candidat conservateur.

La candidate du Parti vert, Nicole Charrette, a abordé les questions posées sous un angle plus global, considérant que celles-ci étaient trop précises pour une personne n’agissant pas encore à titre de députée sur le terrain. «Oui la solution de pénurie de main-d’œuvre passe par l’immigration, l’embauche de travailleurs qualifiés et l’éducation en amont des jeunes. Mais il faut aussi augmenter la qualité de vie sans se baser uniquement sur la croissance économique et le PIB. Le Parti vert préconise la décroissance; ça ne veut pas dire qu’on s’appauvrit mais qu’on croit autrement. On mise sur l’économie locale et le bien-vivre. On considère la diversité comme une richesse et non comme une menace. Les nouveaux arrivants vont représenter une grande source de talent et de potentiel pour notre région. Il faut s’assurer qu’ils soient bien accueillis en accélérant la réunification familiale, en soutenant les organismes qui les accueillent.»

En tant que résidente de la région, la candidate libérale Isabelle Grégoire s’est dite sensible aux enjeux du territoire et a signifié qu’elle prendrait à cœur les préoccupations des citoyens si elle est élue le 21 octobre. De son côté, la candidate bloquiste Priscilla Corbeil, qui demeure à Québec, a assuré que les commentaires formulés par les participantes à la table des gens d’affaires seraient transmis à son parti, indiquant qu’une plateforme politique n’est pas «ancrée dans le béton.» Toutes deux ont aussi soulevé l’importance d’une meilleure connexion internet.

Sur la table depuis une dizaine d’années, le dossier de la haute vitesse n’est toujours pas réglé bien que des efforts de représentation aient été déployés du côté des municipalités. Malheureusement, déplore Luc Berthold, les projets présentés n’ont pas été retenus. «Il faut s’assurer que les subventions fédérales ne servent pas à ce que les villes disposent d’une connexion encore plus rapide. Parce que pendant qu’on attend, les autres se développent. Ce n’est bon pour personne. On a vraiment un Canada à deux vitesses.»

«Une économie verte passe évidemment par le numérique parce que ce pas pollueur. On a besoin d’une connexion rapide, fiable et abordable. C’est aussi crucial que l’électricité et les lignes téléphoniques au début du 20e siècle. Il y a présentement un fossé, qui crée des analphabètes numériques», termine Nicole Charrette.

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