Actualités
Billet
Clin d'oeil
Culture
Opinion
Sports
Les producteurs d’or blond feront des millions!
Ne cherchez pas les producteurs de sirop! Ils sont entrés dans les érablières depuis déjà quelques jours et ont commencé à produire. Difficile de prédire si la saison sera longue ou courte, tout relève du temps qu’il fera, mais les attentes, elles, demeurent grandes comme à chaque année: essayer de tirer la meilleure partie des quelque 3,9 millions d’entailles répertoriées sur le territoire de la MRC du Granit. Profits espérés en bout de ligne: 18 millions de dollars de revenus pour cette seule production.
Avec 68% des entailles exploitées en Estrie et plus de 60% des revenus qui y sont associés, la MRC du Granit est un véritable baromètre de l’industrie acéricole. C’est aussi sur l’étendue de son territoire géographique qu’on compte le plus grand nombre d’entreprises de transformation alimentaire associées aux produits de l’érable.
«La nouvelle saison vient tout juste de démarrer», indique Luc Fontaine au bureau du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, à Sherbrooke. Pas de raison pour que, cette année, les producteurs de la région s’en tirent moins bien, même si la météo est seule à contrôler l’avancée de la coulée. Les conditions idéales? «Il faut un gel la nuit et un dégel le jour», rappelle-t-il. Et les prévisions jusqu’à la mi-mars s’enlignent pour les offrir. Ni trop chaud, ni trop froid!
Une activité fébrile qui touche tout particulièrement les municipalités où se trouvent le plus grand nombre de producteurs : 34 à Saint-Ludger, 31 à Saint-Robert-Bellarmin et à Stornoway, 29 à Saint-Sébastien, 27 à Audet, 22 à Lambton et 18 à Frontenac. Lac-Drolet suit avec 18, puis Saint-Augustin-de-Woburn (16) Marston et Nantes (10).
L’an dernier, un dégel hâtif avait semé l’inquiétude. «La saison avait mal commencé, puis, de l’aveu des producteurs, les érables se sont mises à couler comme des folles.» La région du Granit s’en était bien tirée, en comparaison des autres producteurs installés plus près de Sherbrooke, affectés par des températures trop chaudes pour la saison.
Les agronomes du MAPAQ sont à compléter les données de 2011 pour un portrait plus fidèle de l’agriculture et de l’agroalimentaire dans les MRC de l’Estrie. Mais, si on se base sur l’évolution de la situation entre 1997 et 2007, ce n’est pas demain la veille où le Granit va perdre du terrain en acériculture.
L’acériculture génère environ 30% des revenus agricoles de la MRC et plus de 60% des revenus acéricoles de la région de l’Estrie. La MRC recèle près de 65% des superficies d’érablières exploitées en Estrie, soit 15 741 hectares. Seul domaine de décroissance, la production acéricole en mode biologique, où le nombre d’exploitations est passé de 31, en 2004, à 23, en 2007. Autre variante statistique, le nombre de cabanes à sucre. Il y en avait quatre répertoriées en 1997 et en 2001. Il s’en est ajoutée une en 2005, mais elles n’étaient plus que trois en opération quatre ans plus tard.
Un phénomène particulier, conséquence de la crise du verglas de 1998, le nombre d’entailles «déclarées», qui a fait un bond de 66% entre 1997 et 2004. «Les producteurs non déclarés ont perdu des sous !», explique Patrick Chalifour, agronome au MAPAQ.
À lire aussi
0 commentaire
-
François Jacques tourne la page avec fierté
-
Mégantic choisit le conservateur Jimmy Gagnon
-
Une cure de rajeunissement pour les terrains de tennis
-
Le Sauro s’incline lors de son match d’ouverture
-
Sandy Bay : les vanlifers étaient au rendez-vous
-
Des soins palliatifs désormais disponibles à Lambton
-
L’Université du troisième âge dévoile sa programmation
-
Lettre ouverte : Madame Diab, le sort d’une famille est entre vos mains
26 août 2026
-
Noces-talgie
12 août 2026
-
L’obstétrique au Granit : des promesses ne suffisent plus
24 juin 2026
Pour réagir, Connectez vous

{text}