Recyc-Québec

Ces voleurs qui manquent de classe

Ce vendredi-là, l’enfant de 11 ans est resté sagement à la maison. Seul. Il ne se sent pas assez bien pour se rendre à l’école, ce sera donc une journée de congé de maladie. Les parents sont au travail, il joue sur sa console de jeux au sous-sol quand la sonnerie de la porte se fait entendre. Il hésite, le visiteur, quel qu’il soit, le dérange dans ses occupations. Finalement, comme ça insiste là-haut, il monte à l’étage et ouvre la porte.

Le gars devant lui semble surpris et a intérêt à trouver vite un motif à sa présence devant la propriété qu’il croyait déserte à cette heure de la journée. Il bredouille quelque chose sur le nom d’une rue qu’il cherche dans ce même quartier résidentiel. Avisant une voisine qui promène une poussette de bébé de l’autre côté de la rue, l’enfant répond que cette dame-là, sa voisine, connaît mieux le secteur que lui. Donc, «demandes-y à elle». Et il referme la porte.

L’enfant ignore que depuis deux semaines des vols en séries sont commis dans les cabanons du voisinage. La promeneuse, elle, le sait très bien. Et quand elle voit cet individu louche cogner à la porte d’une résidence normalement déserte, une lumière s’allume. Elle retourne chez elle et appelle la police. Quelques minutes plus tard, nouvelle sonnerie au domicile de l’enfant. Cette fois, le visiteur porte l’uniforme, c’est rassurant. Pour faire une histoire courte, avec la description fournie par l’enfant, les policiers ne perdent pas de temps à localiser l’individu quelques rues plus loin et à l’arrêter en possession d’un grand sac plein d’outils et de divers objets dont il explique mal la présence. Difficile de confondre des marteaux et des pinces avec du linge sale qu’on apporte à la buanderie!

Dans sa tournée des résidences habituellement abandonnées par leurs propriétaires sur les heures de travail, le voleur croyait enrichir son butin. Il a plutôt été pris la main dans le sac grâce à un enfant de 11 ans au sens de l’observation aiguisé par toutes ces années passées à jouer aux jeux de guerre sur l’écran de la télé! La preuve que les jeux vidéo et la réalité peuvent parfois se confondre!

Cette histoire de vol à petite échelle s’est bien terminée. D’autres pas. Comme l’autre vendredi, quand des résidants de la route 161, à Nantes, ont eu la surprise de leur vie en arrivant chez eux sur l’heure du midi. La porte d’entrée arrachée de son cadre, le fouillis partout, des vêtements et même des sous-vêtements jetés pêle-mêle sur le plancher et des appareils électroniques, dont un ordinateur, qui se sont volatilisés. Un petit chien se terre sous le lit. Il a dû pousser quelques féroces jappements à l’arrivée des intrus, mais, comprenant qu’il n’aurait pas le dessus sur les voleurs, il s’est réfugié là où il le pouvait.

Les victimes de vol vous le diront, des étrangers qui «défoncent» le domicile familial pour s’emparer de tout ce qu’il y a de la valeur à leurs yeux, même tes meilleurs souvenirs emmagasinés sur le disque dur de l’ordinateur, sans copie de sûreté, sont des crapules de la pire espèce.

À côté d’eux, l’oncle Nicolo Milioto de la Commission Charbonneau est «honorable»! J’arrête pas de le répéter à qui veut m’entendre, les Italiens qui défilent à la cour de la Juge France Charbonneau me font presque aimer cette mafia, même si elle empoche beaucoup d’argent de nos impôts, par l’intermédiaire d’élus et de fonctionnaires corrompus. La mafia me fascine parce qu’elle est régie par une règle sacrée, comme le disait Oncle Nicolo: «Tu me respectes, alors je te respecte!»

Les petites fripouilles, elles, n’ont aucune classe. Les lois actuelles ne le permettent pas, mais, une fois reconnus coupables, ils devraient être forcés de rembourser les dommages à la propriété, quitte à se faire couper leur chèque de dernier recours. Les punir par où ça fait mal! L’argent! Et n’allez pas nous faire pleurer en disant que ce sont des écorchés de la vie et que si l’«instructance» supérieure leur était donnée, ces vauriens n’en seraient pas là. Ouvrez leur l’université gratis et, au premier jour, ils vont trouver moyen de s’enfuir avec tous les ordinateurs et les imprimantes pour se fabriquer des faux diplômes!

La petite criminalité n’est pas assez sévèrement punie. Les cours de justice ne tiennent pas compte des dommages physiques et moraux subis par les victimes. Le système est trop complaisant. De sorte qu’une fois la vermine installée en région, la communauté est comme forcée de l’endurer! Et la vermine a le don de se procréer à vitesse grand V.

Au sommet de l’échelle
À la défense de cette race de canailles, il faut avouer que le gouvernement canadien ne donne pas le bon exemple! Vous me voyez venir? L’utilisation des surplus de 54 milliards de dollars de la Caisse de l’assurance-emploi, qui appartient aux travailleurs et aux employeurs, à d’autres fins politiques constitue un véritable détournement de fonds publics. Et la réforme de l’assurance-emploi prônée par le premier ministre Harper ne fera qu’empirer la situation, comme le dénoncent autant les organisations syndicales, les employeurs, le gouvernement du Québec que les municipalités québécoises dans leur ensemble.

La dernière réforme en date, celle de 1996, avait eu comme conséquence qu’au moment où on se parle, moins de 40% des chômeurs peuvent être éligibles aux prestations d’assurance emploi, forçant les autres à se tourner vers l’aide sociale. Là. On parle des fonctionnaires qui se voient imposer des objectifs d’aller voler, pour chacun, plus de 400 000$ à leurs clients. Et pour s’assurer que le vol ait lieu, comme dans Paquet Voleur, on engage du monde pour faire des invasions de domicile au nom du gouvernement. La preuve est ainsi faite: on n’est pas en sécurité nulle part!

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