Actualités
Billet
Clin d'oeil
Culture
Opinion
Sports
La «maire» à boire?
Un maire, un vote. On dirait que nos élus régionaux s’offrent «une maire à boire». À vue de nez, l’idée peut sembler séduisante, mais si on y réfléchit quelques secondes, c’est une aberration. Quel problème entend-on régler par cette vision simpliste de la démocratie? Si l’idée est de rabaisser Lac-Mégantic, autour de la table de la MRC, les maires ont déjà –par la force du nombre- le pouvoir de la paralyser. Avec un vote par mille habitants, ce n’est pas tant la ville-centre qui est surreprésentée que les villages de quelques centaines de citoyens qui obtiennent un vote malgré tout. Personne ne s’en plaindra. Cependant, notez que le préjudice n’est pas là où on le croyait. Pourquoi changer un compromis qui donne droit au chapitre à tous et chacun? Je vous le demande.
Ici, on s’apprête à prendre un raccourci avec l’histoire et la réalité économique. Pourquoi Lac-Mégantic paierait-elle plus de 20% de la quote-part de la MRC mais ne compterait que pour un vingtième? Pourquoi certains villages voient-ils leur valeur réelle multiplier par deux, trois ou même cinq alors que Lac-Mégantic voit la sienne divisée par sept? Un vote, un maire, un vingtième de la facture à ce compte-là?
La ville-centre enclavée a besoin d’oxygène et de solidarité pour assumer son rôle que le manque de courage des péquistes et des libéraux a saboté. Si elle faillait à sa responsabilité, on viendrait de loin le lui reprocher. Voulez-vous que nous parlions du CEGEP, de culture, de la zone industrielle ou même de la voie ferrée maudite? La larme à l’œil, certains sont venus implorer le conseil municipal de reconstruire le centre-ville autour de la voie ferrée (calamité et aberration au carré) parce que des emplois en dépendaient jusqu’au fin fond de la Beauce. Rien de moins. Larmes de crocodile et solidarité bidon à l’avenant. Qui plus est, on souhaite même déraciner la MRC, peut-être la démembrer, qui sait? La cour du roi Pétaud. Dire qu’au matin du 6 juillet, tout ce beau monde se prétendait Méganticois. «Quand un homme est à terre, tout le monde est dessus» dit l’adage dont nous sommes à même de vérifier la pertinence.
Ne vous trompez pas, je souscris à l’idée d’un homme un vote à la condition que celui des citoyens prévale sur l’égo-trip du politicien. En démocratie représentative, Monsieur le maire ou Madame le maire parle et agit au nom de ses mandants. Mme Roy-Laroche vaut 5 932 votes tandis que Monsieur le maire de Marston en représente 671 citoyens, celui de Piopolis, 360 et celui de Val-Racine, 189. Cela a le mérite d’être clair et juste. Le reste est une question d’ouverture, de bon sens et de solidarité. Que représentent les maires: leur égo, leur richesse foncière uniformisée (RFU) ou leurs citoyens? Posez la question, c’est y répondre. Un vote, un maire, non MRC.
Paul Dostie
À lire aussi
0 commentaire
-
François Jacques tourne la page avec fierté
-
Mégantic choisit le conservateur Jimmy Gagnon
-
Une cure de rajeunissement pour les terrains de tennis
-
Le Sauro s’incline lors de son match d’ouverture
-
Sandy Bay : les vanlifers étaient au rendez-vous
-
Des soins palliatifs désormais disponibles à Lambton
-
L’Université du troisième âge dévoile sa programmation
-
Lettre ouverte : Madame Diab, le sort d’une famille est entre vos mains
26 août 2026
-
Noces-talgie
12 août 2026
-
L’obstétrique au Granit : des promesses ne suffisent plus
24 juin 2026
Pour réagir, Connectez vous

{text}