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Papa, je t’aime!
«Mon beau papa d’amour, je te retrouverai dans l’éternité.»
Et en attendant la délivrance, aujourd’hui j’ai mal à l’âme. Comment n’ai-je pas pu voir ni percevoir la détresse de mon père, lui qui était si doux, humble et serviable pour ses enfants.
Nous, ses enfants, avons toutes et tous été pris au dépourvu cet été-là. Sa détresse, comme un appel manqué, non entendu. C’est pas écrit dans la face du monde, c’est juste écrit dans leur cœur. Bien après, j’ai à peine compris, mais j’ai un peu compris qu’il y aurait pu avoir meilleure communication avec lui et lui de même.
Mon père est mort par manque de communication, bien que les échanges dans la famille étaient sincères et son imbroglio. Il s’est «mouru» par manque de pardon et d’amour et de la solitude de la vieillesse, via son entourage de proximité, ses proches qui n’en finissaient plus de mourir et de souffrir.
Je ne sais le pourquoi, mais j’assume, sinon me sentirais coupable. Humilité oblige, j’assume pour passer à autre chose, mais je poserai toujours et toujours la question: «Avons-nous été un chainon manquant ; notre, ma et ta responsabilité personnelle et sociale ? On le sait, la chaîne n’est pas plus forte que le plus faible de ses maillons! À chacun de nous, je souhaite contribuer à la plus petite maille du chainon, car c’est elle qui nous retient, les autres ne sont que modestie pour renforcir et agir en complémentarité.
Pardon à nous, parce que, en toute candeur, nous n’avons pu repérer sa détresse et sa douleur.
Pour ceux qui l’ont connu, je ne pourrais égaler sa force physique, son caractère, sa détermination et son don de soi. Tellement lucide jusqu’à la fin de ses 85 ans. J’ai admiré ta foi en la vie. Dans le fond, ne voulais-tu pas juste être libre ? Salut Bertrand, mon papa!
Le suicide est et demeure encore tabou, possiblement parce que c’est une honte ! C’est honteux et ça nous prend au dépourvu. Cet inconfort qui, inéluctablement, nous ramène à nous-mêmes et nos valeurs.
Quèst-ce que j’aurais pu faire et qu’est-ce qu’on peut faire ? Le suicide est honte parce qu’on le cache souvent. Plaie sociale et responsabilité individuelle, parce qu’on ne sait pas comment en guérir.
Dans le fond, vous et moi pouvons être ces «guérisseurs» en étant attentif à l’autre par une parole, un sourire, un geste, une accolade. Et le mot de «bienvenue» procurateur de paix : «Comment vas-tu ?». Et entre parenthèses : «Je t’aime!»
Marc Lecours
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