L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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La compagnie de chemin de fer Central Maine & Québec est appelée à connaître, avec des partenaires comme Logi-Bel, une augmentation de volume d’affaires considérable. (Photo Pierre Lebeau)
Une voie de ceinture sans bretelles?
Rémi Tremblay  ( 9/4/2018 )

Solidement installé sur une plaque tournante du transport intermodal pour l’est du Canada et des États-Unis, le dirigeant de l’entreprise Logi-Bel à Lac-Mégantic, Béland Audet, semble pleinement conscient de son positionnement stratégique en lien avec les différents enjeux de développement qui se dessinent ici en région, comme ailleurs. Oui, le chemin de fer a un bel avenir pour l’Amérique du Nord, croit-il encore dur comme fer, mais alors, le parc industriel de sa ville est-il condamné à le voir passer sur une voie de ceinture sans que les industriels et les transporteurs aient eux-mêmes leur mot à dire sur le tracé d’une quelconque bretelle d’accès à leurs cours?

Les rencontres de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, tenues l’an dernier, avaient révélé l’absence d’un important acteur dans la collecte des données techniques par la firme d’ingénieurs Aecom, chargée par la Ville de Lac-Mégantic, le maître d’œuvre, de réaliser l’étude de faisabilité d’une voie de contournement ferroviaire.

Plusieurs mois plus tard, rien ne semble avoir changé. Les usines du parc industriel n’ont pas encore été officiellement sollicitées pour devenir des interlocuteurs privilégiés à la table des discussions, de sorte que rien dans les scénarios de tracés retenus ou améliorés ne situe géographiquement une quelconque voie de desserte vers le parc industriel.

«Les manufacturiers sont à la recherche de cours de transit. L’augmentation du coût du transport terrestre nous permet d’offrir des prix beaucoup plus compétitifs. On le voit bien, les différentes compagnies de chemin de fer connaissent une augmentation de leur volume d’affaires. Nous, ici en région, nous allons vivre le même impact, puisque nous sommes très bien positionnés, avec l’exploitant Central Maine & Quebec, relié au CN, au CP et à CSX, avec son interconnexion avec le Vermont. Ce qui nous accorde un avantage très marqué au niveau de notre parc industriel et cela, le tracé de la future voie de contournement doit en tenir compte», insiste Béland Audet.

Sortir le rail de la ville, il le veut bien, mais encore faut-il garder un accès facile pour toute cette marchandise qui sort et qui entre dans le parc industriel. «Cette ligne est très importante autant au Québec qu’aux États-Unis. Juste entre Lac-Mégantic et Farnham, on parle de plus de 1 500 emplois reliés au chemin de fer!»

Logi-Bel est en recherche constante de nouveaux clients. De bons prospects en région mais aussi vers la Beauce. Le nombre de wagons de marchandises en transit par Lac-Mégantic est appelé à augmenter, en raison du nombre d’entreprises qui exportent leurs produits un peu partout au Canada comme aux États-Unis. Surtout que la CMQ a jusqu’à maintenant investi 60 millions de dollars dans l’entretien et la mise à niveau de son infrastructure, et que la SDEG caresse des projets intéressants pour revaloriser le parc industriel.

La logistique et les transports sont devenus des moteurs incontournables de développement. Rien d’étonnant à ce que lui, Béland Audet, président de Logi-Bel et président de la Société de développement économique du Granit ainsi que le directeur général de la SDEG, François Chalifour, aient tous les deux mis à leur agenda des 12 et 13 juin une participation au 5e colloque sur le développement industriel et les écoparcs, à Orford.

Si Magog exprime aussi fortement la volonté de se positionner en matière logistique comme porte d’entrée des États-Unis, pourquoi la région de Lac-Mégantic ne profiterait pas de ses avantages en matière de transport intermodal pour prendre, elle aussi, le virage économique et logistique?

   

 

 

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