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Résidant sur la rue Wolfe, Raymond Savoie craint le jour où le chemin de fer passera à quelques mètres de sa maison. Pancarte ou pas!
Contournement ferroviaire: vers l'inventaire du sous-sol
Rémi Tremblay  ( 28/11/2018 )

La firme Englobe poursuit les études complémentaires devant permettre d’établir un inventaire du sous-sol à l’endroit où doit passer la future voie de contournement ferroviaire. Ingénieurs et techniciens mènent depuis quelques jours des tests de réfraction sismique, notamment aux abords de la rivière Chaudières, «afin de mieux connaître la profondeur du roc ou la stratigraphie des sols», mentionnait un communiqué de la Ville de Lac-Mégantic émis en date du 12 novembre.

«Ces travaux ont pour objectif de recueillir des données souterraines afin d’établir un inventaire du sous-sol. Des capteurs de son seront insérés dans le sol sur des parcours de 400m à 800m de long», expliquait le message de la Ville sur sa page Facebook.

Raymond Savoie, un résident de la rue Wolfe, est un témoin privilégié des études menées sur son terrain, la semaine dernière et encore cette semaine. «J’ai donné l’autorisation aux équipes d’utiliser mon terrain jusqu’à la rivière. Le futur chemin de fer va passer à moins de 58 pieds de ma maison», raconte-t-il.

Entre la résidence quasi centenaire, construite par son arrière-grand-père Pitre, et le courant de la Chaudière, le sentier tracé par l’équipement des techniciens sillonne à travers bois. Plein d’oiseaux aux mangeoires et des pistes de chevreuil indiquent bien que le lieu est naturellement fréquenté par une faune abondante. Le temps de l’entrevue, un renard se pointe, de l’autre côté de la rue Wolfe, près de la grange de M. Savoie. L’animal rusé s’est attaqué à la chatte de la maison, pas plus tard qu’il y a quelques jours. La chatte a eu la vie sauve grâce à la vigilance de l’occupante de la maison qui a effrayé le prédateur. Mais il rôde encore.

«On m’a dit qu’ils vont tracer une voie de passage sécuritaire pour les chevreuils quand ils vont construire la voie ferrée.» Raymond Savoie est né dans la maison qu’il occupe encore aujourd’hui. À 67 ans, sa retraite prend un nouveau tournant, lui qui a déjà vu sa terre être coupée en deux par la voie de contournement routière, il y a quelques années. Si la voie de contournement ferroviaire se réalise, sa résidence sera finalement enclavée entre la solution routière pour désengorger le centre-ville des camions, d’une part, et la solution ferroviaire pour sortir le train du centre-ville, d’autre part. Le progrès le chassera-t-il de ses terres? Lui-même ne connaît pas la réponse. «J’imagine qu’après ces tests, ils vont me revenir avec une offre.»

Il observe attentivement ses visiteurs au travail. «Du bon monde», reconnaît-il. Plus bas, les vestiges d’un barrage témoignent encore de la grande époque de l’industrialisation. Les ouvrages de béton laissés à l’abandon ne reposent pas au même d’une rive à l’autre. Dans sa jeunesse, Raymond Savoie a bien vu que du jour au lendemain, des sillons dans la rivière harnachée ont enfoncé les piliers de béton de quelques mètres.

Le pont ferroviaire à construire entre la hauteur de Tafisa et la rue Wolfe dominera le lit de la rivière d’une trentaine de mètres, croit-il. Il sera donc confronté à devoir vivre au point le plus bas de la pente entre Nantes et Frontenac. Là où les convois pourront filer à 65 km/h, lui a-t-on dit. Une vitesse normale pour un train qui, à la sortie du centre-ville devra gagner de la vitesse pour espérer remonter jusqu’au haut des terres des Boulanger.

Et c’est sans compter les vibrations du sol sous le poids des convois. Sa maison construite en blocs de granit risque de subir les contrecoups.

Déménager sa maison, alors? «La rapprocher de la 161 n’est peut-être pas non plus une bonne idée.»
Pour l’instant, il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre. Bientôt la machinerie traversera sur ses terres qui servent de pacage pour les animaux de la ferme, de l’autre côté de la rue. D’autres tranchées pour d’autres tests en montant lentement vers la 214.

   

 

 

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