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Colloque de la Bouée régionale

Colloque de la Bouée régionale - Claudia Collard : Actualités
Karine Bhanchette, animatrice du colloque, Marie-Paule McInnis, présidente d'honneur, la conférencière Nadia Gagnier, Sylvie Morin, directrice de la Bouée, et le conférencier Robert Ayotte.
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La psychologue Nadia Gagnier.
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Robert Ayotte, directeur du centre d’aide Accord Mauricie.
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L’animatrice et productrice Chantal Lacroix.

Tout comme sa première édition, le 2e Colloque de la Bouée a donné lieu à de vibrants échanges, cette fois axés sur les conséquences de la violence conjugale. Plusieurs moments d’émotion et, heureusement, autant de pistes de solution. «Parlez, parlez, parlez, c’est comme ça qu’on va avancer», a adressé Sylvie Morin, directrice de la Bouée, au terme de l’événement qui se déroulait les 2 et 3 mai au Club de golf de Lac-Mégantic.

Des conférenciers tous azimuts ont permis d’outiller davantage un auditoire composé majoritairement des travailleuses de maisons d’hébergement et d’intervenants des milieux scolaires, communautaires et du CSSSG. Et sans doute de susciter réflexions et discussions sur les impacts de la violence conjugale.

On devient victime lorsqu’on dépasse nos limites, a démontré Robert Ayotte. Lors de sa conférence sur les limites de l’intervention, le directeur du Centre d’aide pour conjoint à comportements violents et contrôlants Accord Mauricie, a interpellé maintes fois les participants. Comment se sent-on lorsqu’on intervient auprès d’un client agressif? Quelles sont les émotions qui nous habitent? «L’émotion est le signal qu’on a dépassé ses limites. Or, on accepte de les dépasser parce que le besoin d’être aimé est plus fort que tout», transmet-il, signalant l’importance pour les intervenants de se détacher de l’affect.

M. Ayotte poursuit que ce besoin d’amour fait aussi en sorte que des femmes tolèrent des comportements violents de la part de leur conjoint. «Lorsqu’elles décident de mettre un terme à cette violence, en plus d’être victimes, elles doivent porter l’odieux de la séparation. Lorsqu’ils arrivent au Centre, les hommes sont convaincus que tout est la faute de leur conjointe…». Robert Ayotte transmet que 40% des hommes suivant une thérapie au centre d’aide sont référés par voie judiciaire, 60% étant référés par leur conjointe. «L’homme ne bougera pas tant qu’il n’aura pas besoin de le faire.»

Pour se sortir du stress post-traumatique
En plus des lésions physiques et psychologiques à court terme, les conséquences de la violence conjugale se mesurent au-delà de la relation. Selon Pascale Brillon, psychologue à la Clinique des troubles anxieux de l’hôpital du Sacré-Coeur Montréal, les victimes de violence conjugale qui développent un stress post-traumatique font des liens entre les événements qui se sont passés et leur signification de la peur, d’où les séquelles et symptômes d’anxiété. «Par exemple, si son conjoint était ivre quand il l’a agressée, une femme pourrait associer l’odeur de l’alcool au danger et ce, dans n’importe quelle situation de la vie courante.» Il importe donc de permettre le processus émotionnel et de réapprivoiser les situations stressantes pour s’en sortir. «Ce qui ne nous tue pas nous renforce», a livré Mme Brillon en guise de conclusion.

Les enfants: ces victimes collatérales
Oui il y a de l’espoir, pour les femmes victimes de violence conjugale, mais aussi pour leurs enfants. Selon des statistiques issues de clientèles ayant séjourné en maison d’hébergement, on remarque une capacité de résilience chez 31% à 61% d’entre eux. Chez ceux-ci, on remarque un tempérament «plus facile» à l’enfance et une absence de dépression chez la mère. «Mais il faut faire attention de ne pas culpabiliser les mères qui ont vécu une dépression. Ce n’est pas quelque chose qu’on choisit, c’est quelque chose qui nous arrive», prévient la psychologue Nadia Gagnier, bien connue pour ses émissions de télévision à Canal Vie. Chose certaine, dira-t-elle, «l’influence des médias ne sera jamais aussi forte que l’influence de ses parents. Ce sont eux qui transmettent la conception de soi et du monde à leur enfant.» Qu’il y ait ou non violence conjugale, la qualité de la relation parent-enfant doit primer lors d’une séparation. «Les conflits entre parents sont plus destructeurs que la séparation. Une relation de qualité comprend aussi une autorité et une discipline bien dosée, où les limites sont claires. Plusieurs enfants s’en sortent bien, mais il importe d’instaurer autour d’eux des conditions favorables et leur fournir un encadrement bienveillant. La base de l’estime de soi, c’est l’attachement. Et on peut l’améliorer à tout moment de la vie. Si tout se jouait avant 6 ans, il n’y aurait pas de psychologues pour les adultes», transmet Dr Nadia.

Une invitation au bonheur de vivre
Mais même les pires épreuves de la vie ne peuvent complètement éteindre cette flamme qui peut faire déplacer les montagnes. «On a toujours le choix, même si on pense qu’on n’a pas le choix», considère Chantal Lacroix, qui a donné une conférence énergisante, bouclant le colloque sur une note des plus optimistes. Atteinte de surdité partielle, son positivisme et sa détermination lui ont permis de passer à travers les embûches et réaliser son rêve de devenir animatrice de télévision.

Cette productrice ayant donné naissance à de nombreux concepts télévisuels, dont Donnez au suivant et SOS Beauté, a gravi les échelons un à un, sans cesser de croire en son potentiel. Sans cesser de s’intéresser aux gens, à toutes sortes de gens, défonçant toujours les limites de l’horizon. «Quand on choisit de rester dans notre zone de confort, on ne risque rien mais on a rien», conçoit celle pour qui le bonheur qu’on vit vient du bonheur qu’on donne.

«Je suis pour une société plus collective et moins individualiste. Il faut s’entourer de gens positifs et savoir mettre de côté les personnes qui ne voient que le négatif de la vie car ils siphonnent notre énergie.» Selon Chantal Lacroix, il importe d’avoir des projets, des rêves à réaliser. «Mettez de la folie dans votre vie ! On a tellement peur du regard des autres… Foutez-vous de ce que les autres pensent. Et je dirais même, foutez-vous de ce que vous pensez de vous. Bannissez le mot «impossible» de votre vocabulaire et allez de l’avant!»

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