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Espace de mémoire, espace de cocréation

Espace de mémoire, espace de cocréation - Claudia Collard : Actualités

Les représentants du comité de l’Espace de mémoire en compagnie de deux architectes de l’Atelier Pierre Thibault. Dans l’ordre, France Bergeron, responsable des Services techniques, le conseiller René Côté, Élise Nault-Horvath, Richard Custeau, Marianne Fillion, l’architecte Jérôme Lapierre, Liette Duquette, l’architecte Pierre Thibault et Sonia Dumont du Bureau de reconstruction.

Le comité citoyen chargé de définir l’Espace de mémoire et des architectes de l’Atelier Pierre Thibault, firme à qui a été confié le contrat de conception, tenaient leur rencontre de travail hebdomadaire le 10 mai. De ce processus qui s’amorce émergera une présentation publique sur les avancées du projet au début juillet. D’ici là, l’exercice de cocréation s’avère une riche expérience, ont transmis les principaux intéressés.

Peu avant le passage de l’Écho, les architectes Pierre Thibault et Jérôme Lapierre accompagnaient les représentants du comité au lieu où sont entassées des roches se trouvant sur le site du centre-ville sinistré avant sa décontamination. Une petite sortie effectuée à partir d’une idée émise par une des membres du comité, Liette Duquette: et si les roches pouvaient parler? «C’est une image forte. On essaie d’imaginer comment on pourrait les intégrer. Des roches qui parlent, je n’aurais pas pu penser à ça assis chez moi!», transmet Pierre Thibault, dont l’enthousiasme d’œuvrer à ce projet citoyen est manifeste.

Tout comme l’ensemble des idées émises, celle des roches qui parlent enrichira le travail de réflexion, qui en est à ses tous débuts. «Peut-être qu’on la retiendra, peut-être pas. Il s’agit d’un processus ouvert. Rien n’est encore figé.» Le 10 mai, différents scénarios étaient présentés au comité, à partir de sa vision développée au fil des derniers mois. On souhaite que ce lieu réponde à des critères de diversité, notamment en étant à la fois agréable pour les enfants et propice au recueillement. «En même temps, on veut demeurer dans la sobriété. La diversité dans la sobriété, c’est un beau défi!», partage M. Thibault.

De leur côté, les membres du comité citoyen responsable de l’Espace de mémoire se voient à la fois comme des accompagnateurs de la firme d’architecture et des représentants de la population méganticoise. «Les architectes sont très ouverts à nos attentes. Ils comprennent tout de suite ce qu’on souhaite», fait remarquer Marianne Fillion, représentante des premiers répondants au sein du comité. Même son de cloche chez Richard Custeau, représentant des familles endeuillées: «On est vraiment privilégiés de prendre part à un tel projet. C’est très gratifiant.»

Les architectes voient cette opportunité de création collective comme une chance. «Comme il s’agit d’un projet chargé en émotion, si on ne proposait que le fruit de notre imagination ce ne serait pas aussi riche. Le fruit de gens, de leurs témoignages, c’est très, très riche et ça nourrit. De ce dialogue, de cet échange, va émerger un projet dont l’ancrage va être plus pertinent. Ça rend la tâche plus intéressante. On ne fait pas juste un projet qu’ensuite les gens vont aimer ou non. On travaille plutôt avec des éléments et on conserve ceux qui ont une résonnance. On a le temps de les intégrer au fur et à mesure. Pour un projet de cette nature, qui est commémoratif, on a besoin de ce «feedback». C’est ce qui va lui donner de la profondeur. On n’a pas la chance tous les jours de reconstruire; c’est important de bien faire les choses», fait valoir Pierre Thibault.

L’architecte Jérôme Lapierre considère que ce travail de cocréation s’inscrit en pleine cohérence avec la démarche de participation citoyenne Réinventer la ville. «C’est important pour nous de participer à un processus comme celui-là. «La démarche de reconstruction, le fait d’utiliser des pistes collectivement, je dirais «guérir pour reconstruire», est exemplaire. Pouvoir y contribuer nous fait grandir», renchérit M. Thibault.

Les rencontres hebdomadaires entre le comité et l’équipe d’architectes se poursuivront jusqu’à la mi-juin, suivi du travail en atelier en vue d’une présentation en juillet. Si aucune construction ne sera possible d’ici le 5e anniversaire de la tragédie, on prévoit l’aménagement d’un espace éphémère, qui jettera en quelque sorte les bases du projet définitif. On procédera notamment au marquage du territoire, ce qui permettra aux citoyens de connaître la délimitation de la future installation.

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