La Fondation Louise et Jean-Paul Fontaine assure son avenir

La Fondation Louise et Jean-Paul Fontaine assure son avenir - Rémi Tremblay : Actualités Société

Dans l’ordre habituel, le président sortant Jeannot Hallée, Jean-Paul et Louise Fontaine, et le président en poste Mario Morin.

Changement de garde à la présidence de la Fondation Louise et Jean-Paul Fontaine. Occupant le poste depuis sa création, il y a déjà 12 ans, Jeannot Hallée passe le flambeau à Mario Morin. Le bilan au 31 décembre 2020 est éloquent: tout près de 1,5 million de dollars ont été investis dans des projets communautaires significatifs. De l’argent qui a fait la différence pour une douzaine d’organismes ciblés!

Parvenue à maturité, la première fondation privée de toute la MRC du Granit a le mérite d’être encore la seule, douze ans plus tard. Et dynamique! «Vous ne savez pas à quel point vous avez aidé les gens et le bien que la Fondation a pu faire, sans avoir eu besoin de collecter et de vendre de billets», adresse le président sortant au couple d’industriels de Woburn, auquel sont également associés leurs enfants Caroline et Charles, ainsi que Thérèse Fontaine.

Jeannot Hallée sort de sa réserve et brosse un tableau illustrant l’adage voulant que si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue. «Au début de ma mission, on est allé rencontrer tous les organismes communautaires, l’un après l’autre, dans le but de connaître leurs besoins. On a investi dans plusieurs. Beaucoup dans les infrastructures, parce qu’il y avait des bâtiments qui manquaient beaucoup d’amour.»

 Le local du groupe Les Soupapes de la Bonne Humeur est un bon exemple de l’intervention de la Fondation. Trois fois plutôt qu’une! «On a investi dans l’ascenseur, le sous-sol, les galeries, les fenêtres… Quand je passe devant et que je vois les jeunes, dehors, en train de bâtir un fort de neige et s’amuser, il y a de quoi être fier! L’organisme travaille très fort à répondre aux besoins de sa clientèle.» 

D’autres réalisations à la liste, le Centre des femmes, la Maison de répit et la Maison La 5e Saison. «On a travaillé au début, dans la construction, puis dans les opérations, avec des montants importants qui ont agi comme un tremplin. La Maison manquait de sous pour parvenir à s’autofinancer. Le manque à gagner était important. Les administrateurs et les bénévoles y travaillent fort et il n’y a aucun doute que cette maison-là va demeurer et continuer d’offrir aux gens de la région une fin de vie dans la dignité.» 

L’empreinte de la Fondation dans la reconstruction du centre-ville: l’édifice Le Concerto. Jean-Paul Fontaine fait preuve de réserve quand il s’agit de parler de chiffres. Jeannot Hallée, lui, n’a pas hésité, la Fondation a mis les premiers 325 000$ pour ce projet qui incluait des logements, dont la moitié subventionnée pour des familles dans le besoin. «Quand la Fondation a pris cet engagement sérieux, cela a eu un effet d’entraînement sur la Fondation Lucie et André Chagnon et la Fondation Jean Coutu qui ont participé à leur tour», insiste l’industriel, voulant ainsi rendre hommage à ces deux autres fondations qui ont permis au projet de lever de terre.

Éducation et pauvreté
Dans le milieu scolaire, la Fondation Louise et Jean-Paul Fontaine a joué d’audace. Exemple, la polyvalente Montignac : «Avec la direction, on est allé prêter main-forte dans le cheminement particulier, avec des jeunes plus en difficulté» insiste Jeannot Hallée. Chaque année, la Fondation offre une bourse à l’effort pour 60 jeunes. «Le but visé est la lutte au décrochage. La bourse a stimulé les jeunes à persévérer. On a toujours pensé qu’avec un diplôme, tu auras moins de misère dans la vie que ceux qui n’en ont pas!»

Au niveau primaire, les écoles ne sont pas en reste. «On a donné des sommes d’argent à chaque année: pour les sorties, les vêtements, les repas. Chaque école faisait sa liste. On a aussi investi dans les parcs-écoles, le programme MOVE et l’Espace jeunesse qui sera inauguré au printemps à Lac-Mégantic.» 

Jean-Paul Fontaine est conscient de la pauvreté qu’il y a tout autour. «Pour chaque dollar que donne la Fondation, il faut pouvoir en faire le plus possible.» Louise et lui comptent aussi sur des intervenants dans les milieux de l’éducation et de la santé pour identifier des besoins particuliers. La Fondation a même confié un budget à ces intervenantes, pour répondre à des situations d’urgence. «La Fondation n’est pas là pour juger les gens, elle est là pour les aider», signale le président sortant.

Et elle continuera de le faire, insiste le couple Fontaine. Peut-être même en s’associant avec d’autres partenaires, laisse entendre Jean-Paul. «Moi, je pense que Desjardins joue bien son rôle dans la région. Peut-être travailler ensemble? Il n’y a rien d’exclu pour l’avenir. Ça pourrait arriver que nos efforts soient réunis», dit-il, sans rien préciser. Une certitude, cependant: «La Fondation est appelée à connaître une certaine croissance dans l’avenir! Je n’ai aucun doute dans mon esprit que Mario (Morin) va continuer en ce sens», suggère M. Fontaine.

Conscient de sa nouvelle responsabilité, Mario Morin a accepté de relever le défi. «J’ai eu la puce d’altruisme à la naissance», confie celui qui a pris sa retraite du domaine de l’assurance en décembre 2015. Depuis qu’il a commencé à travailler à temps plein à 13 ans, Mario a traîné une longue feuille de route, dont 23 ans chez Provigo, avec Jeannot Hallée comme patron, jusqu’à l’achat de FGL Assurances dont il deviendra président-directeur général en 2011. Plus toute une kyrielle d’organismes dans lesquels il a œuvré, jusqu’à la présidence de la Chambre de Commerce de Lac-Mégantic.

Jusqu’à tout récemment, il présidait un comité de travail pour la Fondation Louise et Jean-Paul Fontaine, comptant une quinzaine d’acteurs locaux, chargés de réfléchir sur le futur de la Fondation. 

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