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Une pétition en appui aux immigrantes victimes de violence familiale
Depuis le mois de mars, le député Luc Berthold dénonce la situation et multiplie les démarches afin de faire évoluer l’approche fédérale. (Photo Courtoisie)
Le député de Mégantic–L’Érable–Lotbinière, Luc Berthold, parraine une pétition demandant à la ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) de revoir les critères du permis de séjour temporaire destiné aux victimes de violence familiale.
Comme le permis de travail de cette femme – qui restera sous le couvert de l’anonymat pour des raisons de sécurité – était lié à son mari et qu’elle a divorcé, elle n’a plus le droit de travailler au Canada et elle pourrait être expulsée du pays.
Selon un communiqué du député conservateur diffusé le 16 septembre dernier, le Canada doit revoir les critères permettant aux victimes de violence familiale de bénéficier d’un permis de séjour temporaire.
« Une victime ne devrait pas être pénalisée parce qu’elle a réussi à quitter son agresseur, affirme Luc Berthold. La violence ne s’arrête pas nécessairement au moment de la séparation. Elle peut se poursuivre, notamment sous forme de violence post-séparation ».
Simplification et accélération
La pétition demande donc à la ministre Lena Metlege Diab de revoir les critères d’admissibilité du permis afin de mieux protéger les victimes pendant et après leur relation avec un conjoint violent. Elle demande également de simplifier et d’accélérer les démarches pour permettre aux victimes d’obtenir plus rapidement la protection dont elles ont besoin.« Lorsqu’une femme réussit à sortir d’une relation violente, notre système doit être là pour l’aider à avancer, pas pour lui mettre de nouveaux obstacles. Je demande à la ministre d’agir afin que les règles tiennent davantage compte de la réalité vécue par ces femmes et leurs enfants », affirme Luc Berthold.
Le député de Mégantic–L’Érable–Lotbinière souligne que la dame dont il est question vit depuis plus d’un an dans une ressource pour femmes victimes de violence avec son enfant. « Elle ne demande pas de traitement de faveur, juste de pouvoir gagner sa vie pendant les procédures normales d’immigration », dénonce monsieur Berthold.
En date du 22 septembre, la pétition E-7755 a récolté 172 signatures.
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