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Confidences chez une coiffeuse
La distribution de Fleurs d’acier, avec le metteur en scène Alain Zouvi, à l’avant-plan et, derrière, le producteur Jean-Bernard Hébert. (Photo Courtoisie - Joe Alvoeiro)
Avec Fleurs d’acier, c’est tout autant une pièce légendaire que des comédiennes renommées qui fouleront la scène de la polyvalente Montignac, le 29 octobre prochain.
En français, que ce soit sur scène ou à l’écran, la pièce a été titrée Fleurs d’aciers, Potins de femmes, Passions tourmentées ou encore Coiffure et confidences.
C’est justement dans un salon de coiffure que se retrouvent les personnages féminins de l’histoire, de tous âges et conditions, où elles se découvrent, se confient et s’appuient.
Des comédiennes extraordinaires
Le metteur en scène, Alain Zouvi, s’amuse en concédant qu’il œuvre actuellement dans les productions genrées.Effectivement, côté cour, il signe 12 hommes en colère, avec une distribution uniformément masculine, alors que côté jardin, le casting de Fleurs d’acier est strictement féminin, à l’instar d’une de ses précédentes productions, Huit femmes. Louise Deschatelets, Myriam Poirier et Josée Beaulieu faisaient d’ailleurs partie de cette dernière pièce, et elles rejoignent aujourd’hui Flavie Bourgeois, Louise Cardinal et Nathalie Mallette.
« C’est super agréable, commente M. Zouvi. Ce sont des comédiennes extraordinaires de plusieurs générations. Elles sont inspirées par le texte, par la construction de l’histoire. »
Toujours d’actualité
Si le texte original est quasiment quadragénaire et que, dans sa traduction, le dramaturge Michel Tremblay situe l’action dans les années 80 à Iberville, avec une esthétique conséquente, le propos de Robert Harling est toujours d’actualité, selon Alain Zouvi.« C’est toujours pertinent, considère-t-il, parce que ce sont des émotions partagées, du plaisir, des moments cocasses, des difficultés et ce grand malheur aussi. »
Les innombrables adaptions précédentes de Fleurs d’acier, une pièce de deux heures, ne constituent ni un défi ni une base de création pour le metteur en scène, pas plus que les versions cinématographiques.
« J’ai vu le film il y a longtemps, je me souvenais de certaines choses, précise Alain Zouvi, mais je ne me base pas sur ça. C’est une redécouverte du texte. Je me laisse inspirer par le texte de Harling, qui est très très fort, et par l’adaptation de Michel Tremblay, qui l’est tout autant. »
L’interprétation des comédiennes lui donne également des idées.
« Je suis un buvard, s’esclaffe-t-il. Je m’imbibe des émotions des gens pour les transposer et les emmener au public. Mon souci, c’est de ne jamais faire un spectacle de la mise en scène. Ce que je veux, c’est que le public se laisse raconter une histoire, qu’il rit, qu’il pleure, qu’il soit transporté et qu’il oublie sa vie de tous les jours. »
Alain Zouvi ne sera pas à Lac-Mégantic pour la représentation des Fleurs d’acier ; il peaufine actuellement la mise en scène d’Orphée aux enfers pour l’Opéra bouffe du Québec.
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